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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 08:14

Il le faut.
 Les actualités ne nous y invitent qu'à moitié, emplies d'un tourbillon de drames humains, économiques, et de leurs cortèges d'annonces gouvernementales en réaction immédiate à l’évènement.  Pour nous rassurer ? Pour nous convaincre que tout sera fait pour redresser la barre au mieux , que les solutions adoptées seront bien les plus respectueuses de l’intérêt collectif  et que seul l’Etat est capable de nous tracer un meilleur avenir ?

A moins que…

 

Ne cherche-t-on pas à nous convaincre que la crise est due à un dérapage incontrôlé de quelques « responsables irresponsables » et que l’ordre antérieur doit être retrouvé au plus tôt ?  que tout redevienne « comme avant » ?

Le plan anti-crise ne vient-il pas soutenir les piliers traditionnels de l’économie ? la finance, l’industrie automobile, la consommation…

Pourtant, si il y a bien eu dérapage, on ne peut considérer que seuls quelques financiers en soient responsables.

 

Nos politiques, nos élus, parfois aveugles, parfois complices, ont laissé les règles financières se complexifier, les critères de performance imposés par quelques théoriciens nous diriger, et forcé le « monde réel », à marcher sur la tête.

 

Et nous avons marché sur la tête, couru même…Nos parents, nous, nos enfants maintenant…

 

N’avons nous pas consommé plus que joué notre rôle de citoyen, hypnotisés par la machine « marketing » ?

N’avons-nous pas trouvé confortable de dire si souvent « on n’y peut rien…on n’est pas aux manettes… »

N’avons-nous pas fait l’autruche en nous saoulant de produits asiatiques à moitié utiles, tout en déplorant la perte de nos emplois ?

N’avons-nous pas oublié de nous interroger sur ce que nous mangeons…et sur la manière dont c’était produit ?

N’avons-nous pas joué inconsidérément avec l’énergie ou avec l’eau servies en abondance ?

 

Et surtout…, n’avons-nous pas quotidiennement oublié que 90 % de la population mondiale n’avait pas accès à notre qualité de vie ?

Comment avons-nous pu imaginer qu’un tel degré d’inégalité puisse ne pas déboucher sur des désespoirs infinis, des tensions, des crises et des guerres, de plus en plus proches de nous, de notre territoire, de notre quotidien ?

 

Ainsi donc, doit-on se laisser convaincre de revenir rapidement à « l’équilibre d’avant crise » ?

Ou ne doit-on pas réveiller nos conscience de citoyens et participer, de toutes les façons possibles, par tous les moyens à notre portée, aux choix de solutions d’avenir pour l’intérêt de la collectivité nationale certes, mais surtout pour l’intérêt de la collectivité mondiale… et de tout ce qui vit sur la planète, aujourd’hui et demain.

Pour nos enfants…

 

 Et en réfléchissant un peu, les moyens ne manquent pas...Mais que puis-je faire, moi, simple citoyen ?  

 

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Published by yl74 - dans démocratie
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commentaires

Aurélien Royer 31/01/2009 17:07

Seriez-vous en train de promouvoir la démocratie participative, celle qui donne une place plus importante aux simples citoyens, en utilisant "tous les moyens à notre portée", et qui nous permettent, collectivement, de bâtir un avenir en y réfléchissant en profondeur? Si c'est le cas, je partage votre point de vue. Donner la parole aux citoyens, organiser des réunions de quartier dans les villes, des débats régionalisés à chaque réforme d'envergure (comme je le propose pour la réforme de l'Education), sont autant d'intiatives qui vont dans le bon sens. Encore faut-il que nos dirigeants comprennent enfin qu'ils ne sont que nos représentants, pour un temps déterminé, et qu'ils n'ont pas vocation à occupr éternellement les premiers rangs !

Quand le réflexe des politiques, qui prendront réellement leurs responsabilités (notamment en reconnaissant, face à la crise actuelle, qu'ils n'y sont pas du tout étrangers...), sera de considérer qu'ils sont les maîtres d'oeuvre d'une politique qui doit décider avec les citoyens, on aura fait un pas énorme. La vrai rupture consisterait à ne pas se prétendre à l'abri de la grogne de la rue dès lors qu'on a été élu pour cinq ans. Un président est élu pour appliquer son programme mais il n'est pas là pour rester isoler à l'Elysée et appliquer, coûte que coûte et à 100%, son programme si les Français manifestent leurs inquiétudes.

Bref, le jour où un dirigeant de premier plan comprendra que retirer un article d'un projet de loi, ce n'est pas reculer et faire preuve de faiblesse, mais au contraire se grandir en intégrant les critiques d'autrui, ce sera une révolution. Malheureusement, ce jour n'est pas venu !

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  • : Tout ne va pas bien sur la planète, certes, mais que puis-je faire, moi simple citoyen ? D'abord, analyser un peu pour me faire une opinion, puis choisir un moyen d'agir... car il y en a ! Vous verrez que la simple conscience du pouvoir de changer même modestement les choses rend optimiste ! L'espoir est là et le bonheur n'est pas si loin...!
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