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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:34

Pourquoi tant parler de « l’actualité internationale », alors que tant de problèmes frappent à nos portes mêmes ? Pourquoi ne pourrions nous pas partir de la « microsociété locale » dans laquelle nous vivons (village, région ou nation ...), pour comprendre, discuter et agir dès maintenant  concrètement ?

 

A l’image d’un joueur d’échec, ne devons nous pas d’abord connaître globalement le « terrain » sur lequel nous évoluons, pour entrevoir les « stratégies gagnantes », et en déduire les actions locales ?

A l'image de la médecine chinoise (et de plus en plus de la médecine occidentale qui s’en inspire), ne doit on pas intégrer « l'être vivant » dans son ensemble pour soigner au mieux un mal aux symptômes locaux ?

 

Quelque soit le domaine de la politique dont on se préoccupe, il me parait important de garder à l’esprit la vision planétaire des phénomènes « dominants » à prendre en compte, et du lien étroit entre notre avenir et celui de l’ensemble des citoyens de la planète.

Seule une vision globale des ressources en eau de la terre et de la démographie mondiale à long terme permet d'estimer ce que peut être raisonnablement la consommation d'eau maximale par chaque citoyen… et la « population maximale » que la terre peut héberger (et dans quelles conditions ?). Cette très délicate question de la « population maximale » semble politiquement taboue, puisque jamais abordée par les responsables politiques quels qu’ils soient. C’est une question, qui reste encore du domaine de la socio-économie et de l’écologie (en tant que discipline scientifique), et donc traitée sur un plan scientifique et non politique.

Qu’attend-on, au sein de l’ONU, pour faire travailler ensembles les experts et scientifiques du monde entier sur cette question, pour à terme déboucher sur un début de politique démographique et écologique mondiale ?

 

Seule une vision globale du processus de fabrication de l’énergie ou d’un produit peut permettre de confirmer son caractère plus ou moins « écologique », au delà des phénomènes de mode.

Seule cette vision globale du monde peut permettre d'éviter de continuer à creuser le fossé Nord-Sud (n’est-ce pas d’ailleurs plutôt une « falaise » tellement les niveaux de vies et les préoccupations sont différentes ?), source de frustrations colossales et terreau fondamental du terrorisme mondial.

 

 

Nous, Français entre autres, prenons conscience de notre faible poids sur le plan international... et notre première réaction est la peur devant tous les « géants », géants économiques (USA), géants démographiques ( Inde, Chine) .. devant les plus rapides que nous (Corée....) ou devant les «instables» (Fédération de Russie, Afrique du Nord et centrale, Moyen Orient, Amérique du Sud...).

En résumé, nous savons plus ou moins consciemment que nous ne pouvons plus faire comme si nous étions seuls, à l'abri et autosuffisants.

 Nous faisons partie d'un ensemble (depuis longtemps) dont nous ne pouvons plus nous dissocier, et qui nous mènera là ou nous (citoyens d’Europe et du monde) le mènerons.

Pourtant, nos politiques s'inscrivent encore souvent dans un registre défensif sinon dans une tendance isolationniste (certains ne préconisent-ils pas une interdiction des délocalisations industrielles ?...).


La peur, c’est bien connu, est mauvaise conseillère, et réduit notre capacité à avoir une vision d'ensemble des phénomènes.

Même G Bush a été obligé de convenir que l'isolationnisme a ses limites (voir sa désapprobation vis à vis de la construction du mur en CisJordanie..) et son retour de boomerang (voir les dispositions prises lors du premier mandat GW Bush pour la protection de l’acier américain, suivi de la condamnation  des Etats Unis par la commission européenne).

 

Si nous ne comprenons pas ce que vivent les habitants des pays en crise (politique, économique, agricole..) et si nous ne nous en sentons pas réellement plus solidaire, nous resterons un pays ou un continent convoité, égoïste, terrain privilégié  de flux migratoires importants plus ou moins gérables (pour ne pas dire ingérables...) , et cible d’attentats d'extrémismes divers, et nous devrons continuer à vivre avec nos peurs…

 

Seule une prise de recul importante et la compréhension de ce que nous sommes et de ce qu’est « l’autre » peut nous permettre d’avoir moins peur et de prendre les bonnes décisions pour l’avenir, tout en faisant reculer l’agressivité entre les hommes.

 

Sur le plan écologique, si nous ne faisons pas honnêtement l’analyse de ce que la planète est capable de supporter en termes démographiques, et de l’impact de nos modes de vie sur son équilibre écologique, nous continuerons à construire un monde non viable, véritable bombe à retardement pour nos enfants et leurs descendants. L'opinion publique que nous sommes a propulsé la préservation de l'environnement dans le "top 3" de nos préoccupations en quelques années. Pourtant, ce début de prise de conscience prometteur tarde à se concrétiser tant il nous est difficile d'accorder le poids qu'il convient aux enjeux écologiques, tant il nous est difficile de mesurer ces "risques futurs" dont nous parlent les experts.

Il nous faut nous instruire, et prendre du recul... 

 

Cette nécessité de « voir globalement » n’implique pas qu’il soit impossible ou inutile d’agir au niveau local, d’un village voire d’un foyer. Au contraire, une meilleure vision de la complexité du monde, incite à être plus critique vis-à-vis de certaines propositions démagogiques apparemment d’ordre local (isolationnisme, replis sur soi, racismes, immigration zéro, «tout-tout-de-suite-pour-tout-le-monde... », recyclage « fictif » des ordures de plus en plus nombreuses, biocarburants, autres solutions miracles…), nous rend plus aptes à faire les bons choix dans la vie de tous les jour et nous responsabilise individuellement.

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Published by yl74 - dans International
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