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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 12:04

 

Tout en souhaitant que l’économie revienne au service de l’homme et au service d’une société plus équitable, constatons que nous sommes aujourd’hui immergés dans une « économie de marché » , c’est à dire une économie de l’offre et de la demande.

 

Prenons conscience du mouvement permanent qui agite les acteurs économiques (concepteurs, producteurs, consommateurs de biens et de services). Ainsi, les « besoins » de 2010 seront très certainement différents des besoins de 1990. Nous sommes donc aujourd'hui, comme de tout temps en situation de transition (de plus en plus rapide) d'une économie vers une autre, avec nécessité pour les acteurs de s'adapter.

Il ne s’agit pas là d’une conséquence d’une économie « libérale », mais de l’économie « tout court » qui, en se substituant au « troc » et à la « vie autarcique », a dans le passé facilité les échanges entre les hommes, donc facilité l’entraide, la vie en société, et a permis d’améliorer ainsi les conditions de vie de chacun.

 

Cependant, nous constatons que certains acteurs de cette économie cherchent à aller bien au delà de la satisfaction des besoins individuels et collectifs, entraînant ainsi de nombreuses dérives :

L’offre prend l’initiative et devient ainsi créatrice de « pseudo besoins », artifices permettant à de nombreux acteurs économiques de se développer.

.L’individu est de plus en plus happé par des préoccupations de possession, ou de statut social, oubliant de penser à son épanouissement personnel et à celui des siens.

.Les ressources de la planète et la pérennité des espèces (dont l’espèce humaine) disparaissent du champ de préoccupation individuel, et de manière logique apparaissent encore très en retrait dans le champ politique, même si un tournant semble s’opérer depuis 2007 sur ce point.

 

Pour toutes ces raisons, nous devons orienter l'économie actuellement à dominante industrielle, de consommation, vers une économie de services et « d'activités non matérielles ».


Dans le cadre de la recherche de l'épanouissement personnel, il ne semble pas qu'il soit nécessaire de rechercher un « niveau moyen » de confort de vie plus élevé que celui dont nous bénéficions en Occident. (Reste à étendre ce « niveau de vie moyen » à l’ensemble de la population, ce qui ne semble déjà plus possible !...).

 Et si nous assimilons la consommation de nouveautés au bonheur, c’est bien le résultat du travail efficace des services marketing chargés de créer de nouvelles « envies » ou «besoins artificiels».

 

Avec un peu de recul, nous pouvons affirmer que notre épanouissement se situe plus au niveau de «l'être » que de « l'avoir », donc au niveau de nos propres vécus, tant dans les sphères, publiques, privées ou professionnelles.

Nous avons bien là une issue au problème de « développement durable », si nous apprenons à nous orienter vers un « besoin d'être », et si nous recentrons l'économie sur l'offre de services et d'activités neutres vis à vis de l'environnement, culturels notamment.

Il s’agirait alors plus de réorienter l’homme et l’économie vers son propre épanouissement, que d’imposer par la force une décroissance dans tous les domaines.

 

 

En parallèle à cette démarche, l'occident devrait être capable de réduire les inégalités sur ses territoires, et d'accompagner les pays « émergents » dans un développement économique plus respectueux des fondamentaux humanistes et écologiques.

Si nous n'avons guère de leçon à donner aux pays émergents, nous devons pourtant être capables de leur expliquer les erreurs à ne pas commettre, qui nous obligent aujourd'hui (ou nous obligerons demain) à faire « marche arrière ».

 

Au travers de l'actualité, nous percevons que l’économie libérale s'apparente parfois plus à une «guerre économique»: Il y a des batailles, des gagnants, des blessés et des morts « d'entités économiques » (que ce soit la mort d'un artisanat  au profit de produits industriels plus compétitifs, un épicier étouffé par un supermarché ou une multinationale terrassée par un géant plus fort qu’elle même...). L’économie porterait-elle en elle-même les fondements de nos malheurs ?

A moins que, d'un certain point de vue, la guerre économique ne soit devenue la nouvelle forme plus pacifique de règlement des tensions régionales ou planétaires ?

Dans ces conditions, déserter le champ de bataille économique, dans le soucis de « plus d’humanisme », ne reviendrait il pas avant tout à trahir son pays, ses valeurs et ses concitoyens, nous rendant plus à la merci des géants économiques et de leur politique internationale et environnementale égocentriste ?

Dans un conflit, n’est-il pas illusoire de vouloir faire la paix de manière unilatérale ?

 

Par ailleurs, nous devons chasser les fauteurs de troubles responsables des déclenchements et de l'entretien des conflits armés au profit d'économies obscures (marché des armes, mais aussi de la reconstruction de pays en situation d’après guerre comme la société américaine Halliburton en Irak).Les échanges économiques peuvent constituer un moyen de réduire les inégalités de par le monde, sous réserve que les pays peu développés et donc peu structurés ne fassent pas l'objet d'actions de déstabilisation entretenues par des pouvoirs plus ou moins occultes qui conservent ainsi la maîtrise de l'exploitation des ressources du pays. Les mafias, les réseaux d’influence africains et autres cartels sont maîtres en la matière.

 

En résumé, le marché économique mondial pourrait constituer une opportunité d'apport de richesses pour ces pays pauvres, sous réserve qu'ils sachent l'orienter vers les vrais besoins des citoyens, que les marchés ne soient pas déformés à notre guise par des politiques de subvention déloyales, que l’OMC ou le Conseil Européen, ne soient plus les lieux de rencontre des égoïsmes nationaux mais des agents d’équi-répartition des richesses planétaires...

 

La guerre économique, le libéralisme à l’échelle mondiale ne sont pas seulement imposés et entretenus par les puissants ; ils sont naturellement (ou inconsciemment ?) acceptés par la majorité des citoyens occidentaux en situation de consommateur (nous-mêmes) , et par tous les citoyens des pays en voie de développement qui bénéficient des retombées plus ou moins positives de ces échanges.

Il est donc important pour nous, citoyens aspirant à un « monde meilleur », de mieux prendre conscience, et non seulement le temps d’une crise financière, des limites de cette « économie violente », notamment en ce qui concerne l’avenir de l’humanité et de la planète.

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Published by yl74 - dans Economie
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