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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 19:03

L'envolée des prix marché à l'échelle mondiale nous le rappelle : Avant toute chose, l'homme a besoin de se nourrir. Si l'homme du néolithique faisait de l'agriculture sa préoccupation principale, elle est devenue dans nos sociétés occidentales marginale si on la juge à l'aune des emplois qu'elle offre: moins de 9 %  des européens se chargent aujourd'hui de culture et d'élevage, et moins de 2 % des américains du Nord.

 

Pire, la période de surproduction des années 80 nous a fait croire que la technique induisait de tels progrès de productivité qu'un seul champ de blé pouvait nourrir un pays et qu'un grand troupeau pouvait alimenter toutes les laiteries d'une région.

 En parallèle, nos terres se sont appauvries sous l'action biocide des millions de tonnes d’additifs élaborés par des industriels puissants, convaincants et sans scrupules ni vision à long terme de l'agriculture, hormis celle de leur chiffre d’affaire croissant.

 

Nous découvrons en même temps la nécessité de cultiver suffisamment et de cultiver mieux, de façon « durable » pour employer ce mot à la mode. Pourtant, le concept d'agriculture raisonnée ne peut être que transitoire, tant il ne prend pas suffisamment en compte l'état de délabrement et de pollution de nos sols, tant nous avons besoin de retrouver confiance dans ce que nous mangeons...

L'agriculture biologique, dans sa définition actuelle, permet de reconstruire cette confiance, tout en ne traitant pas tous les problèmes de qualité et de quantités qui se posent dorénavant à l'échelle de la planète. Au moins permet elle au citoyen, moyennant un surcoût, de se nourrir de façon saine et dans l'assurance de limiter la dégradation de notre environnement.

 

La question du surcoût des produits « bio » n'est pas sans solution. On peut imaginer d'appliquer à ce type d'agriculture des moyens industriels; cependant, si les quantités augmentent fortement et les tailles d'exploitation avec, se posera la question du transport : l'efficacité écologique sera moindre si on se met à transporter sur des milliers de Km des légumes biologiques, initialement cultivés, vendus et consommés dans la même région.

 

Il faut donc développer la production et la consommation à l'échelle locale en acceptant de ne pas produire de variétés non adaptées à la région.


Les nombreuses associations locales (AMAP…) dont nous avons déjà parlé, produisent de façon coopérative et distribuent des produits souvent bio à des prix très raisonnables puisque non pénalisés par les marges exorbitantes des grands distributeurs.

Par ailleurs, de plus en plus d’agriculteurs proposent également des ventes directes aux consommateurs.

A chacun de nous d’encourager ces dispositifs en devenant client régulier !

Mais que puis-je faire, moi, simple citoyen ?

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Published by yl74 - dans Agriculture
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  • : Tout ne va pas bien sur la planète, certes, mais que puis-je faire, moi simple citoyen ? D'abord, analyser un peu pour me faire une opinion, puis choisir un moyen d'agir... car il y en a ! Vous verrez que la simple conscience du pouvoir de changer même modestement les choses rend optimiste ! L'espoir est là et le bonheur n'est pas si loin...!
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