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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 11:50

Si comme nous l’avons dit précédemment il est bon et logique de privilégier la production régionale et l'économie locale, serait-il logique d’exiger que tout « le social » provienne intégralement de l'état central ?

Serait-ce le souci d'égalité sur le territoire qui nous empêcherait de tester et mettre en oeuvre des bonnes initiatives locales, sous prétexte qu'elles ne seraient pas immédiatement applicables à tout le territoire ?

Je ne veux pas ici seulement rappeler la nécessité d’une décentralisation équilibrée des pouvoirs, mais plutôt nous interroger sur le rôle des derniers maillons de solidarité que constituent la famille et l’individu.

Quel est aujourd'hui le rôle de la famille dans l'indispensable solidarité entre individus et entre générations ? (Rôle autrefois majeur...)

 

Prenons conscience de notre condition d'individu propre, autant que de rouage de la société, rouage au sens « acteur » et non engrenage d'une machine économique.

Etant un rouage, nous avons donc une responsabilité individuelle. C'est aussi ce qui constitue l'individu (Peut on « être » sans responsabilité ?)

Les dysfonctionnements d'une société démocratique ne peuvent donc être assumés uniquement par les élus et l’organisation de cette société.

 

Que nous soyons aujourd'hui privilégié ou « oublié de la société », quelles sont nos responsabilités ? Nous devons nous poser cette question sans culpabilité, avec la volonté d’agir au quotidien sur ce qui est à notre portée, à commencer par la famille, mais aussi notre voisinage proche.

 

Chacun peut et doit entrer dans une dynamique de prise de conscience, analyse des lignes du possible, et actions pour soi, pour un parent, un voisin, ou pour la collectivité du monde...

Dans un telle philosophie d’être et de pensée, la canicule de 2003 n'aurait elle pas pris une autre tournure ? Les élections ne seraient-elles pas moins démagogiques ? Les gouvernants ne seraient ils pas obligés à plus d'honnêteté dans le discours et l'action ? Les accidents sur la route seraient-ils aussi nombreux ? Y aurait-il 50 % de jeunes fumeurs ?...

 

Peut être « l'individualisme collectif » diagnostiqué par de nombreux sociologues, n'est il qu'une autre image de cette perte d'ancrage dans la réalité, de la notion de responsabilité individuelle ?

 

Considérons le réel dénuement de populations abandonnées à la fois par l'humanité riche et par les gouvernements impuissants ou corrompus, ou sans le courage suffisant pour engager les travaux de fondation nécessaires.

Considérons le ridicule de nos préoccupations de consommateurs, de salariés, de contribuables, de rentiers, de futurs retraités, de responsable, de corporation ou de chef d'entreprise devant celles d'une famille du tiers monde, trop nombreuse et sans moyens pour se battre, pour seulement vivre et non survivre...

 

Ne perdons pas ce ridicule de vue et imprimons le dans la conscience collective d'aujourd'hui et de demain, sans culpabilité, en le révélant simplement et honnêtement à nos enfants.

Si nous n’arrivons pas nous même à engager le bon virage, nos enfants seront ainsi dans de meilleures dispositions psychologiques et humaines pour le prendre.

 

Ici comme ailleurs, l’ignorance et l'indifférence collective, notre propre indifférence est le frein principal à tout changement, bien plus que telle ou telle institution trop timorée ou impuissante (ONU, gouvernements, fédérations...)

Dans un système démocratique, la responsabilité du citoyen reste entière, par ses possibilités d’agir dans sur son propre environnement, mais aussi à travers la pression (sous des formes diverses) qu'il imprime ou non sur ces gouvernants. Voyons dans l'actualité la dépendance de nos gouvernants à l'opinion publique exprimée.

Il nous revient d’agir d'exprimer notre opinion contre les injustices sidérales, et non exclusivement contre toutes les tentatives de micro réformes malmenant ponctuellement et en surface nos petites corporations respectives.

 

Tôt ou tard, ces injustices viendront sur notre propre territoire et dans notre quotidien perturber notre apparente quiétude.

L'homme ne peut et ne sera jamais réellement heureux seul, sans « les autres » et encore moins au dépend « des autres »...et c'est bien ainsi.


Face cachée...

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Published by yl74 - dans Social
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commentaires

Cyberentrepreneur 15/03/2009 23:31

Bonsoir,
D'autant plus vrai que nous sommes le fruit de nos relations aux autres....En d'autre termes, ce sont ces relations qui font ce que nous sommes!
Cyber
http://www.over-blog.com/com-1086250143/Contre_la_crise.html

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