Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 18:21

Cette question constitue un grand classique des débats pré électoraux entre droite et gauche…

Essayons d’aborder la question « autrement ».

 

Il est frappant de constater le nombre important d'infractions quotidiennes sur la voie publique, mettant souvent en péril la vie de tiers, et la rareté des interpellations au moins pour avertissement ou toute autre forme d’action pédagogique et préventive...

En fait la prévention est presque absente dans notre pays.

 

On ne compte plus le nombre de voitures traversant les villages de campagne au double de la vitesse de sécurité. On ne compte plus ces parents modèles qui craignent pour leurs enfants, et qui une fois seuls dans leur véhicule, peut-être en retard pour le travail, vont oublier de penser aux enfants du village ou du quartier voisin.

On ne compte plus le nombre de plaintes de toutes natures classées sans suite…

 

Sans aucun doute la prévention par l’éducation doit être la priorité de l’état et ainsi que celle de tout « pouvoir » local, jusqu’aux parents eux-mêmes !

 

Mais il est curieux de voir s’opposer les partisans de la prévention et ceux de la répression, comme si l’un pouvait se passer de l’autre, comme si au lieu de le soigner, on expliquait simplement à un fumeur déjà cancéreux qu’il ne doit plus fumer, comme si un policier qui faisait simplement son travail en limitant les transgressions de la loi de toutes natures devenait avant tout un « ennemi de la liberté » ?

 

Que pensent les habitants de certaines « ZUP » de la désertion des forces de polices et de gendarmerie dans leurs quartiers ?

Qu’en pensent les pompiers parfois agressés lors de leurs sorties, parfois appelés pour éteindre de multiples feux de poubelle volontairement allumés ?

Qu’en pense le smicard qui se lève à 4 heures du matin pour aller travailler après une nuit blanche ?

Qu’en pensent les médecins de ville eux aussi de plus en plus souvent agressés ?

Enfin qu’en pensent les filles communément violées dans des zones d’habitation pires que la jungle (le viol collectif n’existe pas dans la jungle...), en ce sens où l’espèce dominante (l’homme) s’y détruit elle-même, incapable de s’organiser pour protéger les siens ?

 

Les caïds de banlieue imposent leur loi en s'appuyant à la fois sur la misère idéologique et sociale de ces quartiers, sur la fragilité de jeunes adolescents non structurés, sur l'absence parfois de « société humaine » (au sens groupement d'individus solidaires),        sur la démission des institutions insuffisamment structurées ou globalement rejetées (assistance sociale, forces de police, éducation nationale...), sur la possibilité de « gagner facilement sa vie » en trafics divers (drogue...).

On ne peut se contenter de travailler seulement « l'amont ou l’aval », la prévention ou la répression en regard de tous ces problèmes.

Si nous voulons vraiment ce que nous disons, nous devons agir sur tous les plans.

On ne traite pas un cancer, ni avec de l'aspirine, ni en supprimant le malade, ni en expliquant seulement au malade sa conduite éventuellement inappropriée.

 

Il nous faut donc de la prévention et de la répression, mais quelle répression ? Plutôt que de chercher à exacerber la "peur du gendarme", ne pourrait-on imaginer une répression pédagogique, finalement assez proche de la prévention dans le sens où elle diminuerait les risques de dérapage futurs ?

 

La répression est à la société, ce que la douleur est au corps humain : Si je me brûle par inadvertance, je suis averti qu’un danger important menace. Si je suis verbalisé pour excès d’imprudence, cela me prévient que mon comportement fait courir un danger à moi-même et à la société.

L’éducation d’un enfant comprend normalement les mises en garde nécessaires, par rapport au danger des objets brûlants ou du feu. L’expérience montre que cela n’est pas suffisant, et que la douleur « répressive » (en cas de brûlure) et les réflexes associés contribuent bien à notre sécurité. La répression peut donc bien avoir une dimension préventive.

 

Au fait, qui donc peut affirmer ne pas avoir besoin de sécurité ? Probablement personne, ou peut-être les personnes déjà en situation de totale sûreté. Nous avons tous besoin de sécurité, et il n'est guère envisageable d'assurer seul sa sécurité, à moins de revenir aux méthodes du far-west, ou d’accepter que la loi du plus fort règne…

Certes, nous pourrions à terme imaginer un état où la police et la gendarmerie ne seraient plus utiles du fait de la haute responsabilité de tous les citoyens qui respecteraient sans faille toutes les lois.

Si l’éducation et la prévention ont notamment pour objet de tendre vers une telle situation (nous y reviendrons dans un article à venir) , dans l’état actuel de nos sociétés, la suppression des forces de maintien de la paix semble bien prématurée.


Dès lors, plutôt que de débattre sur « le trop ou le pas assez de police », ne serait-il pas plus constructif de réfléchir et débattre sur les modes d’action de la police les plus préventifs et éducatifs possibles ?

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

Partager cet article

Repost 0

commentaires

goupe SM 15/06/2009 02:21

REPRESSION : la prévention ne suffit plus il faut passer a l'étape superieur et punir les hommes qui se permettent de troubler ce monde via le system américain entre autre abolir le system français des confusions de peine ainsi l'homme comprendra ses fautes arrêttont de donner des 2 ème chances a des meurtriers a des violeurs ... a des gens qui non aucun respect pour la vie humaine et pour ce monde qui a cause d'eux n'est pas loin de la fin la meilleur façon de punir un homme est de lui supprimer totalement sa liberté (le system des prisons française est trop permissif donc peu efficace a la sortie du détenue )

bria 24/04/2009 00:11

Le respect de nos ainés fait pâle figure aujourd'hui
Nous sommes devenu de plus en plus égoiste
Ou la routine nous font presque oublié les régles d'une société en mouvement
Pendant que d'autres l'utilise afin de montrer qu'ils existent ...(Facon de parler)

yl74 24/04/2009 07:10


Votre point de vue ne conduit-il pas à cette conclusion: Pour changer le monde, nous devons avant tout changer nous même, nous les citoyens ?


Présentation

  • : Citoyens à nous d'agir
  • Citoyens à nous d'agir
  • : Tout ne va pas bien sur la planète, certes, mais que puis-je faire, moi simple citoyen ? D'abord, analyser un peu pour me faire une opinion, puis choisir un moyen d'agir... car il y en a ! Vous verrez que la simple conscience du pouvoir de changer même modestement les choses rend optimiste ! L'espoir est là et le bonheur n'est pas si loin...!
  • Contact

Recherche

Accès Articles Par Catégories