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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 16:47

Dans les deux cas évoqués précédemment, celui de la santé et de l'éducation, reconnaissons la complexité des problèmes posés, et évitons de tomber dans le combat idéologique stérile.

Quelle que soit nos tendances politiques, reconnaissons qu'un système centralisé est moins réactif, donc moins efficace et moins humain qu'un système à pilotage local.

 

 Pourquoi ne pas pousser le secteur public à se décentraliser (ce qui est bien différent d’une privatisation !) au maximum, tout en installant les contrôles citoyens nécessaires à la garantie de l'intérêt général et de l’équité ?

 Pourquoi ne pas laisser la chance à des cadres du secteur public d'innover, tout en imaginant un management plus humain et plus reconnaissant des efforts et de la valeur de chacun ?

Si l'évaluation des hommes est une « science » inexacte et délicate, n'est-elle pas préférable à une non reconnaissance des efforts et des résultats, dans l'idée qu'un traitement uniforme serait un traitement équitable ? Cette dernière illusion n'est-elle pas durablement (sinon définitivement) tombée avec la chute des régimes totalitaires communistes ?

 

Est-il logique d'opposer recherche d'efficacité dans son travail et intérêt du travail, comme certains syndicats du public ont tendance à le faire ?

Il me semble que dans le privé, comme dans le public, tout acteur se doit de rechercher une meilleure efficacité au quotidien.

Par exemple, l'informatisation des administrations et des entreprises n'est elle pas l'opportunité de reporter le potentiel humain sur des taches à plus forte valeur ajoutée pour la société ou l’entreprise ?

Dans l'éducation nationale où l'on compte près de 280 000 « non enseignants » et « enseignants non présents devant les élèves », ne serait-ce pas un progrès pour l'ensemble de la collectivité si une partie de ces emplois pouvait être reportée sur des missions plus directement liée à l'éducation ou l'enseignement, venant renforcer des équipes d'enseignants souvent sous dimensionnées ?

De même, dans la police, ne pourrait-on pas intensifier la prévention en sortant autant que possible les administratifs des bureaux pour venir au contact des citoyens ?

 

N'y a t il pas quantités de missions utiles non encore satisfaites sur le terrain public ?

Aurons nous un jour l'intelligence à la fois de ne pas avoir peur des gains d'efficacité (par le potentiel de perte d'emploi qu'il comporte) et de réorienter les énergies ainsi dégagées sur des missions nouvelles améliorant les conditions de vie ?

 

Sortirons nous un jour de ce conflit quasi caricatural entre les dirigeants réduisant les budgets et les emplois sans considération pour les individus, et les salariés immobiles dans la terreur du changement ?

Aurons nous l'intelligence de miser sur la formation pour réduire le décalage permanent entre besoins et moyens et pour favoriser les évolutions de carrière ?

 

Arriverons nous à ce niveau de confiance qui fera qu'un salarié, qu’il soit du public ou du privé, invité à changer d'activité ne se sente pas en danger, mais au contraire qu'il apprécie l'opportunité de vivre autre chose dans sa vie professionnelle tout en contribuant à faire évoluer la société elle-même ?

 

C’est aussi à cette condition que l’enjeu entre « public ou privé » pourra être perçu autrement que comme la réduction (ou la préservation) du nombre de fonctionnaires.

La répartition entre public et privé doit résulter d’une vision de la société à long terme (dont l’état doit être le garant contre les éventuels lobbies du privé) et de la prise en compte de l’intérêt collectif (passant notamment par l’efficacité des services rendus aux citoyens).

 

L’intérêt collectif ne peut se résumer ni à une réduction de budgets, ni à la conservation à tout prix de postes existants au dépend de nouvelles fonctions plus opportunes, qui tardent à se développer.

 

L’intérêt individuel serait par ailleurs mieux servi si la liberté de cheminement professionnel était accrue, notamment si des passerelles entre public et privé étaient plus nombreuses et plus praticables, dans les deux sens bien évidemment, et pas seulement pour quelques hauts fonctionnaires privilégiés.

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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