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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 07:58

Si l’école publique est le lieu d’une éducation partagée par tous les citoyens, garante d’une égalité des chances, peut-on s’en remettre seulement à cette institution pour former les citoyens de demain ? Assurément non.

 On ne peut considérer que l’apprentissage de la citoyenneté se limite à quelques heures d’éducation civique, ou au seul respect des « règles de vie » en classe, ni qu’elle s’arrête à la sortie de l’école.

Qu’on le veuille ou non, la vie quotidienne d’un enfant est remplie d’exemples ou de contre exemples de citoyenneté, à commencer par nous-mêmes, adultes de leur entourage.

 

Certes, l’école doit être facteur d'équité (plus que d'égalité), en ce sens où elle doit être en mesure de compenser certaines faiblesses de l'entourage de l'élève. Il faut cependant admettre que le système ne peut tout compenser, et on ne peut pas tout en attendre inconsidérément, ni occulter la responsabilité des politiciens et autres hommes de « pouvoir », ou celle des médias et autres «exemples» fournis par la société civile à travers ces médias.

 La télévision détient un pouvoir énorme, et donc une part de responsabilité en rapport avec ses parts d’audience et avec le nombre d’heures passées par les enfants devant le petit écran.

Si les messages véhiculés par la télévision sont à l’opposé des qualités attendues d’un futur citoyen, si le comportement des hommes et femmes publiques, « décideurs » et responsables politiques, n’est pas exemplaire, comment s’étonner des changements inquiétants de mentalité observés chez certains jeunes ?

Or nous voyons bien combien les programmes proposés par les télévisions (pour la plupart privées) ne sont guère pensés pour développer notre propre conscience citoyenne ni celle de nos enfants.

 

Mais pourquoi, en matière d’éducation, n'y aurait il que des carences sociétales et pas de carence individuelle ?

La responsabilité des parents, tabou pour certains car souvent assimilée à de la culpabilité, est pourtant indéniable (à moins de qualifier les parents d’irresponsables ?): leur responsabilité ne peut se limiter à une activité de « nourrissage » et d'assurance des besoins affectifs et physiologiques vitaux.

On entend souvent de la part de psychologues la nécessité de déculpabiliser les parents. En effet, tout parent, même s’il est réfléchi et prudent, est amené un jour ou l’autre à faire des erreurs en matière d’éducation.

Il est également certain que des parents consciencieux et capables peuvent se faire prendre au piège du mythe du « parent parfait », et peuvent ainsi être conduits à en faire trop, faisant souffrir ainsi leurs enfants, autant qu’eux-mêmes.

 

A l’inverse, on n'entend que très rarement dire qu'il existe aussi des parents qui n'en font «pas assez », ou qui ne se sentent pas vraiment responsables de l’éducation de leur enfant.

Pourtant, nous connaissons tous des « adultes irresponsables » et, par miracle, il n’y aurait pas de « parents irresponsables » ?

Il semble aussi important de s'inquiéter de ces parents là pour d'une part assister tous ceux qui en on vraiment besoin, et d'autre part responsabiliser ceux qui négligent d'assumer leurs responsabilités, en faisant peser les conséquences sur la collectivité.

 

Difficile tâche, au combien anti-démagogique (politiquement incorrecte) et, il est vrai, soumise à beaucoup de subjectivités, que de dire à ces derniers qu'ils ne remplissent pas leurs obligations de parents autant qu'ils le pourraient, malgré les difficultés de la vie quotidienne.

 Mais nous devons apprendre à le faire, d'abord pour ces enfants abandonnés trop tôt à eux-mêmes et qui en souffriront un jour ou l’autre, pour la collectivité, et pour la survie du système d'éducation qui se voit contraint d'essayer de compenser en vain toutes sortes de lacunes éducatives fondamentales.

 

En parallèle, sans nier nos besoins légitimes de distraction, essayons de nous interroger un peu plus sur les valeurs véhiculées par nos programmes télé et nos loisirs favoris. Sont-elles bien celles que nous souhaitons voir se développer dans notre propre société ?

 

SOMMAIRE DES ARTICLES: 

 

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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Published by yl74 - dans Education
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commentaires

Matthieu 21/09/2009 19:12

Vous avez tout à fait raison !
La télévision impose aux enfants un modèle de société trop souvent à l'opposé de celui auquel nous aspirons.

Hélas, certains parents laissent la télévision prendre leur rôle... Avec les conséquences que l'on connait sur les enfants trop laissé à un parent-TV.
La TV-réalité (surtout sur le modèle de personnes enfermés dans un loft) est en grande partie responsable de ce constat. Ce type de programme propose aux jeunes de regarder vivre (et donc de s'identifier) les personnes les plus mal élevées !

Comment peut-il en être autrement si leur seul modèle est une bande de jeune désorientés ?

Il est clair qu'il faut remettre le parent au centre de l'éducation, et rappeler que l'école n'est là que pour instruire, et non pour élever les jeunes. Et également rappeler qu'il est permis d'obéir... On ne le sait pas sur le coup, mais c'est bien des années plus tard que l'enfant pourra remercier ses parents de l'avoir correctement élevé.

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