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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 17:50

Nous voulons un monde meilleur ? Il nous faut donc agir : en parler ne suffit pas, l’exiger sans y contribuer ne serait guère cohérent.

Mais agir ne signifie-t-il pas « déranger » ?

Nous sommes ou serons tous dérangés par les décisions à prendre; elles perturberont forcément nos habitudes et modes de vie puisque ce sont ces habitudes qui font que le monde ne prend pas une « voie durable ».

Nombreux sont ceux qui crieront à la perte de liberté… (Les automobilistes quand les restrictions d'usage de la voiture se feront plus sévère, les pirates de « la toile » quand les artistes se battent pour une juste rétribution...)

 

Il est cependant fondamental de reconnaître et de fédérer toutes les énergies qui convergent vers une voie « meilleure » pour l'humanité actuelle et future.

A chacun ses convictions, plus ou moins modérées, à chacun sa capacité à pousser et à patienter, à faire des compromis pour que la dynamique ne soit pas détruite, à chacun sa vitesse idéale.

Il est important qu'il n'y ait pas trop de dissipation d'énergie positive, dans des débats de forme et de vitesse, comme des affrontements entre intégristes de religions soeurs qui vénèreraient pourtant le même dieu unique.

Il est important de définir et de suivre un « cap » ; ensuite, à chacun sa participation et son engagement, à la mesure de sa personnalité, de ses moyens et de son vécu.

 

La clef me semble être dans l’équilibre entre responsabilisation individuelle et pratique de la solidarité .Ni les citoyens, ni leurs représentants ne peuvent échapper à une nécessaire conscience « professionnelle » :

L'absentéisme des députés est indiscutable et notoire. Pourquoi tolère-t-on de rémunérer des députés absents parfois plus de 50 % des séances ? Pourquoi ne sont ils pas rémunérés en conséquence de leur implication dans les travaux parlementaires ? Quel exemple donne-t-on au citoyen en tolérant un tel comportement et un tel système ? Exigeons de nos députés le non cumul de mandats et une participation active aux travaux de l’assemblée.

 

Par ailleurs, comment peut on imaginer que ces comportements n'existent également pas parmi les salariés en général. Quel est ce tabou qui nous empêche de considérer la réalité telle qu'elle est. Quel est le salarié qui n'a pas côtoyé un jour quelques personnes peu scrupuleuses abusant d’un système d'assurance chômage peu regardant ? Et quand bien même c'est une minorité, nous devons admettre que cette minorité laisse un ombre sur l'ensemble des chômeurs, généralisant ainsi à tord que les chômeurs ne font pas tout ce qu'ils peuvent pour retrouver un emploi.

Quoi de plus injuste qu'un système qui bénéficie autant aux coupables combinards, qu'aux réels demandeurs d'emploi en difficulté ? En final, un certain « politiquement correct » peut aboutir à un certainement injuste ... soyons-en conscients.

 

Nous devons à la fois arriver à miser sur le meilleur de la nature humaine, encourager le meilleur en chacun de nous, sans considérer l'homme de manière angélique...Nous avons besoin de garde fous et de quelques règles et « gendarmes » pour ne pas naturellement dériver vers la facilité. Qui peut prétendre n'être jamais attiré par la facilité ? Pas moi en tous cas.

Les systèmes de solidarité nationale et internationale se doivent de prévenir cette tendance naturelle, les mettant en péril dans leur existence même.

 

Une grande majorité de Français cherche à exploiter au mieux le système, y compris souvent sans avoir l'impression d'abuser du système. Voyons la puissance des lobbies « anti-impôts et charges de toutes sortes »…

Dans le domaine de l'économie, les gouvernements doivent expliquer les objectifs sociétaux de la politique qui conduit à ces choix économiques et budgétaires (sans que l’opposition crie immédiatement à la propagande !)  de manière à ce que l'on redonne du sens :

-Aux prélèvements, qui seront alors moins perçus comme arbitraires donc injustes voire intolérables pour certains citoyens qui ne voient plus que l'aspect contribution de leur citoyenneté)

-A la société, par un projet de société concret même si parfois long terme.

En d'autres termes, remettre explicitement l'économie au service de l’homme, à condition d’avoir pour politique autre chose qu’une vision budgétaire et comptable.

 


Enfin, à quoi nous sert-il d'avoir accès à l'actualité détaillée si c'est pour radicalement tourner le dos à «tous ces problèmes », mais aussi à « toutes ces bonnes pratiques » trop rarement évoquées, dès que le journal est terminé ?

 

Notre droit à savoir nous impose un devoir d’implication, de contribution positive, sous toutes les formes possibles, de près ou de loin, dans le fonctionnement de la « société locale », mais aussi dans celui de la « société mondiale » et dans la consolidation de la démocratie.

 

Merci au lecteur de m’avoir lu jusqu’au bout. Merci plus encore à celui qui « prendra sa plume ou son clavier» pour diffuser en retour son opinion de citoyen, décidant ainsi de ne plus laisser le champ politique aux seuls « professionnels », témoignant ainsi que la vie de nos démocraties, et notre avenir, sont bien avant tout entre nos mains.


MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ? 

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Published by yl74 - dans démocratie
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  • : Tout ne va pas bien sur la planète, certes, mais que puis-je faire, moi simple citoyen ? D'abord, analyser un peu pour me faire une opinion, puis choisir un moyen d'agir... car il y en a ! Vous verrez que la simple conscience du pouvoir de changer même modestement les choses rend optimiste ! L'espoir est là et le bonheur n'est pas si loin...!
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