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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 18:11

Nous, français, allons donc devoir débourser 2.7 milliards d'euros pourpierre-richard-dexia_508.jpg assumer la faillite de Dexia...

 

Dans le même temps,  on apprend que le principal responsable, le directeur général Pierre Richard,  ne sera en aucune manière inquiété ni mis à contribution dans le cadre de ce sauvetage.

 

Pis, il reçoit depuis son départ en 2005 , 600 000 € par an de retraite chapeau (et ce pendant une vingtaine d'année) en plus des indemnités "ponctuelles" de licenciement (1,7 millions d'euros) .

 

Comment nos politiques, à commencer par nos députés de tous bords , peuvent-ils accepter ce n-ième scandale financier?

 

Comment nous-même pouvons nous tolérer encore et toujours cette absence totale d'éthique, de justice, et d'équitée dans la gestion de ces crises successives dont on ne voit pas ce qui pourrait faire que ce soit la dernière: rien n'est fait pour que la sphère financière assume elle même ses dérapages insuportables, aucune mesure de fond n'est prise pour en assainir les règles de fonctionnement.

 

Encore et toujours, indignons nous bien sûr, mais exigeons de donner nos suffrages qu'à des hommes ou femmes partageant cette indignation. Ceux-la seuls ont une chance de trouver l'énergie et la force de conviction nécessaire pour influer sur nos partenaires européens, car en la matière, rien ne pourra se faire de sérieux sans un minimum de consensus avec les pays membres de l'union.

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 14:37

Vous le savez, chaque année depuis 1975, le déficit budgétaire de l'état français s'aggrave pourNiches-fiscales_defisc.jpeg atteindre 148 milliards d'euros en 2010.


Ce que l'on sait moins, c'est que l'état accorde en parallèle environ 140 milliards d'euros chaque année d'exonération d'impôt sur les sociétés.


Bien sûr certaines exonérations permettent la survie de secteurs en difficulté (les pêcheurs en haute mer par exemple) mais les trois quarts de ces exonérations (plus de 120 milliards) concernent les groupes internationaux , leur permettant des jeux d'étalement, reports ou aménagements des bénéfices et pertes de leurs filliales...


Ce sont ces  "jeux" qui conduisent des groupes en (très) bonne santé comme Total (le plus emblematique des groupes industriels abusant des niches fiscales) à ne pas payer d'impôts malgré des milliards de bénéfices net (environ 10 milliards en 2010).


En qualité de citoyens contribuables, rien ne nous oblige à accepter ces abus. Au delà de l'indignation, il nous revient d'être exigeants sur ce point notamment, vis à vis des candidats à la présidentielle.

 

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 07:16

...les gouvernements.

Ils courent maintenant à perdre haleine derrière la tornade spéculative qui elle tourne librement à sa vitesse de croisière, celle des transactions informatisées.271347630_4d7c7dc351.jpg

 

A la lumière des évènements des 3 derniers jours, la prédominance des marchés sur les gouvernements nous saute aux yeux plus que jamais: tous les analystes ont ainsi annoncé que la crédibilité du "plan de sauvetage" serait validée ou non par... les marchés eux-mêmes dès la réouverture des bourses, lundi matin.

Comment mieux démontrer que les démocraties subissent la folie dictatoriale de la planète finance ?

 

Et dans ce plan de sauvetage, qui ressemble tellement au creusement d'un trou supplémentaire pour donner l'illusion de reboucher un peu l'abîme des déficits gouvernementaux , rien, vraiment rien ne permet de croire que les démocraties se donnent les moyens de reprendre la main , de cadrer par des règles de bon sens la mécanique destructrice des spéculateurs.

 

Car nul doute que derrière les effets de yoyo des parieurs de salles de bourse, se déterminent des destins tragiques pour des populations entières sans parler du saccage en règle de la planète.

Si l'on peut reconnaître une utilité au principe de marché, on cherchera en vain l'utilité des spéculateurs pour la société: ces joueurs ne servent que leurs propres intérêts et ceux de quelques magnats de la finance.

 

Le bon sens disais-je... mais ne marchons-nous pas depuis si longtemps sur la tête ? Il nous est devenu difficile de faire preuve de bon sens tant nous avons été accoutumés aux politiques démagogiques insensées : croissance effrénée soutenue à coup d'emprunts, création d'argent virtuel, déficits permanents sont les décors imposés par nos politiciens, soutenus dans leurs travers par quelques économistes incestueux.

 

Les crises se succèdent, les gouvernements font mine de réagir vigoureusement sur le ton de "... cette folie doit cesser, nous allons réguler les marchés...". Que de choses sont dites en la matière, et tellement peu de fait depuis 2008...nous l'avons dénoncé en 2009, nous le redisons en 2010.

 

Il ne tient qu'à nous, citoyens des grandes et petites démocraties, de presser nos élus à sortir de la rhétorique pour passer enfin aux actes.

Et si rien ne bouge de façon significative, il ne tient qu'à nous d'élire la prochaine fois, des hommes et femmes plus courageux.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 10:21
...rien n'a changé depuis le déclenchement de la crise financière de 2008... ou pour être plus juste, seul le discours politique a changé, tant nos politiciens ont appris l'art de nous rassurer, de nous maintenir dans nos illusions confortables, confortables pour nous autant que pour eux:
"...le capitalisme fou, c'est fini !..." dit l'un, "... les paradis fiscaux n'existeront bientôt plus..." clame l'autre, "...nous entrons dans une nouvelle ère économique où l'humain aura sa place..." ose un troisième...

Si seulement les faits venaient étayer ces déclarations d'intention, mais en creusant un peu l'actualité, aucun texte de loi national ou international, aucun fait ne permet de dire que le système financier ait été contraint de changer ses pratiques déviantes; rien vraiment rien ne permet de croire que la sphère financière ne continue pas de travailler pour son propre bénéfice et non pour la société:

Les primes astronomiques au meilleur spéculateur sont toujours en vigueur, un an seulement après leur dénonciations virulentes.

L'élaboration de nouveaux "produits" financiers complexes est déjà à l'oeuvre... (au fait, l'utilisation de ce vocabulaire issu de la sphère marketing ne rappelle-t-il pas à lui seul que la banque ne travaille pas pour le bien de ses clients et de la société mais pour celui de ses actionnaires ?)

Les paradis fiscaux sont toujours là même si quelques banques (..) essayent de faire croire qu'elles ont fait le ménage (BNP Paribas qui prétend avoir fermé ses filiales déployées dans les divers paradis fiscaux n'en a fermé qu'une poignée sur plusieurs centaines toujours bien actives !)

La transparence et la transmission automatique des informations (ouvertures de comptes à l'étranger...) entre les banques et les services fiscaux, seules méthodes pour combattre l'évasion fiscale ne sont toujours pas en vigueur (d'ailleurs, Christine Lagarde s'est même prononcée contre ce principe de transmission automatique ! pourquoi ?...)

Les premiers bénéfices bancaires sont enregistrés, et traduits aussitôt en dividendes, par les banques perfusées il y moins d'un an grâce à l'argent publique.

Et pour finir les écarts entre riches et modestes continuent de se creuser, nous le savons, même si rien n'est fait pour qu'un indicateur objectif soit régulièrement publié à ce sujet... Indice de répartition des revenus

D'ailleurs, la meilleure preuve que rien n'a changé, n'est-elle pas que tous les espoirs de nos ministres des finances sont placés dans la reprise de la "sacro-sainte croissance"  qui seule pourra nous sortir du trou...ce qui signifie que la réflexion sur un système économique plus équilibré passe déjà au second plan, avant d'être prochainement ré enterrée dès les premiers signes de croissance revenus.

Tout se passe, une fois de plus comme si seule l'opinion publique vigilante, la réflexion et la capacité d'indignation de chaque citoyen que nous sommes, étaient les seuls, au travers de sondages notamment, à pouvoir ébranler ce système politico financier pervers si solidement installé dans nos sociétés.

Au fait..., est-il seulement "installé" ou est-il devenu l'âme et la structure même de nos sociétés ?

A nous citoyens, de montrer que nous ne sommes pas seulement des consommateurs moutonnants au services de la "planète finance", à nous de faire savoir que nous attendons un vrai changement de fond de ces pratiques...et si possible...avant la prochaine crise financière .

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 20:33

Insistons un peu, il n'y a rien de honteux à faire des économies.

 Mais est-il raisonnable de réduire la politique à l'application d'une simple rigueur comptable ?

Comment ne pas interpréter la politique de la droite française actuelle comme la seule volonté de réduire les charges de l'état, et par là même les impôts des plus fortunés, dont les « amis proches du président »:

-         pas d'évaluation objective des besoins du pays dans chaque service publique, ni de la performance des dispositifs existants.

-          Pas non plus d'analyse comparative des dispositifs jugés efficaces dans certains pays d'Europe.

A quoi bon installer à la tête du pays des cerveaux brillants pour n'effectuer que des simples calculs de soustraction? N'importe quel citoyen parmi nous serait capable d'opérer une telle réforme soustractive. Si encore cela servait à réduire la dette publique et sa charge annuelle colossale. Si encore la soustraction présentait un caractère plus équitable...

Les protégés du président ont donc infiniment moins d'attache avec leur pays, qu'avec leur portefeuille, et cet état de fait oriente notablement la politique actuelle. 

 

A l'inverse, imaginons que la gauche revienne demain au pouvoir, n'y a-t-il pas à craindre le même simplisme : Peu d'analyse, peu d'évaluation, peu de comparaison avec l'étranger, mais une tendance démagogique à gonfler "bruyamment" les budgets des secteurs sensibles, pour calmer les rebellions, satisfaire les bonnes consciences.

 

Non décidemment, cette opposition permanente caricaturale entre les deux ailes du paysage politique nuit gravement à l'intelligence, à l'émergence des bonnes idées finalement assez rares, à la recherche de l'interêt collectif, au bon sens, et à l'avenir du pays.

 Nous citoyens, faisons mieux que nos politiques, intéressons nous plutôt à la valeur des idées, en terme d'apport à court et à long terme pour la collectivité, avant d'en juger la « couleur », au risque de les étouffer dans l'oeuf.

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 18:10

En matière d’économie, l’actualité décortique quasi quotidiennement la bonne ou mauvaise santé des pays et des entreprises à travers quantité d’indicateurs de performance économiques. Si ces indicateurs reflètent bien la performance économique moyenne, il ne reflètent pas la réalité des conditions de vie de l’individu, ni la diversité des situations individuelles, et occultent les écarts abyssaux de niveaux vie entre « riches » et « pauvres ».

Ne nous laissons pas dépasser par la « Loi des normes économiques » qui relègue l'homme en arrière plan.

Mais cherchons les opportunités de progresser dans l'équité que nous offre les mécanismes d'une économie sous contrôle. Encore une fois, l’économie basée sur l’échange de biens et de services est à la base de l’amélioration de notre qualité de vie (amélioration trop inégale cependant) depuis des siècles.

 

Quels contrôles pourrions nous développer ?

Nous devons, reconnaître le caractère mondial et incontournable de la communication et des échanges. C'est un fait, et il serait liberticide de décréter l'arrêt des échanges, une sorte de protectionnisme radical qui freinerait le développement des pays pauvres.

La décision unilatérale d'un pays de bouleverser les équilibres régionaux ne pourrait tenir face à la « fluidité » des hommes et des richesses. Il nous faut donc développer le plus possible un contrôle à l'échelle mondiale en nous appuyant sur des instances multilatérales.

Pour cette raison, si l'on a pu dans le passé se réjouir de l'échec d'une négociation mal engagée au sein de l’OMC, je pense que l'on ne doit pas souhaiter la disparition d'une telle instance de négociation, à moins que la majorité des citoyens du monde ne soit d'accord au préalable sur une nouvelle instance de substitution.

 

 

Le PNB par habitant est un indicateur de développement économique d'un pays. Par simplicité, il est souvent traduit comme indicateur de « qualité sociale » (pour ne pas parler de développement social)

Si nous voulons progresser rapidement vers l'objectif d'un niveau de vie minimum à l'échelle mondiale, nous devons avoir une « vision partagée des écarts acceptables » de niveau de vie et de revenu à l'intérieur d'un pays, et de par le monde. Cela traduit objectivement la volonté de rééquilibrage des richesses et permet de dessiner un nouvel équilibre réaliste (voir le concept de « ligne du possible », utilisée notamment par la CFDT, qui rend crédible les revendications et minimise les risques de blocages dans les négociations, donc garantit plus sûrement des avancées).

Il existe des indices permettant de mesurer les écarts de revenus au sein d’une population (courbes de Lorentz, indice de Gini Indice de répartition des revenus ). Pourquoi ces indices ne figurent-ils pas dans les bases de données comparatives des pays ? Pourquoi ne sont-ils jamais cités par les politiques? Ne devraient-ils pas êtres considérés en priorité parmi les indicateurs de développement, avant même celui du PNB par habitant, de telle sorte que l’on alimente un vrai débat sur « l’équité », sur la situation de chaque citoyen en fonction du service rendu à la collectivité ?

 

Par ailleurs, pourquoi n'a-t-on pas accès facilement en France aux informations relatives à l'emploi de l'argent public ?

Non seulement il n'y a pas d'information spontanée du citoyen de la part des responsables au pouvoir, mais il n’est pas facile de trouver l’accès à une information claire et globale (répartition des budgets par ministère, par projet, évolution à travers les années..) même si l’on fait l’effort de s’y intéresser.

Il est par ailleurs impossible de connaître la répartition statistique de la population par tranche de revenu. N'est-ce pas un bon indicateur de la répartition des richesses produites ? Le suivi de cet indicateur dans le temps ne permettrait il pas de valider qu'au moins les inégalités de niveau de vie ne s'aggravent pas ?

 

La démocratie contient en elle une perversité. Elle permet à une majorité aisée, de négliger le sort d'une minorité pauvre (qui en Europe seulement constitue néanmoins quelques millions de citoyens...) par le simple fait même que c'est une minorité.

C'est pourquoi elle doit s'adosser à des principes (ceux des Droits de l’Homme, ceux de la République...) qui rappellent les devoirs de la majorité vis à vis des minorités.

Il semble que dans nos démocraties, la politique économique se dessine indépendamment de ces « principes humanistes », conduite plutôt par une logique de « guerre économique ».

Un état de guerre « justifie » ainsi les blessés et les morts économiques, par la nécessité que l'on a de préserver des « places stratégiques » pour une collectivité, reléguant ainsi les aspects humanitaires et individuels au second plan.

 

On en conclurait que seul l'arrêt de cette « guerre économique » pourrait permettre de remobiliser les énergies et l'attention de chacun sur les aspects humanitaires (ou plutôt non humanitaires) de nos sociétés.

Comment passer d'un état de guerre économique à une situation d'échanges « équitables » favorisant la maturation des sociétés, des démocraties et l’épanouissement des hommes ?

Ne faut-il pas là aussi avant tout prendre conscience de notre responsabilité individuelle (notamment à travers nos bulletins de votes, mais aussi à travers nos « choix de consommation » quotidiens) à laisser se développer (et donc à subir) un tel concept de guerre économique qui profite à si peu de personnes ?

Aujourd’hui :

        la fortune des trois personnes les plus riches du monde dépasse le produit intérieur brut des 48 pays les plus pauvres

      les 20% de population la plus riche a en moyenne un revenu 82 fois supérieur à celui des 20% les plus pauvres (en 1960 il était (seulement !) 30 fois supérieur).

      1/5 des terriens les plus riches accapare 85 % des richesses du produit mondial, quand 1/5 les plus pauvres se « contente » de 1,4 %

Nous sommes tous co-responsables de cette situation... Commençons par exiger dès maintenant que soit régulièrement publié l’évolution de l’indice de Gini de notre pays pour constater de façon objective les résultats des politiques en cours sur la répartition des richesses. C’est dans notre pouvoir, et c’est de notre responsabilité de citoyen. (Face cachée... )

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 17:43
Il semble que les citoyens occidentaux se soient habitués à l'idée qu'un budget peut être déficitaire tous les ans sans qu'il n'y ait de conséquence apparente.
 En réalité, si l'on assimile le budget de l'état à celui d'un foyer, il est évident qu'en cas de dettes, ce sont les enfants qui en héritent, mais elles ne disparaissent pas par enchantement.
Si nous n'arrivons donc pas un jour à équilibrer le budget de l'état, nous préparons une ardoise conséquente pour nos enfants, qui concrètement demain verrons les taxes et impôts grimper en conséquence.
 Aujourd’hui déjà, les intérêts de la dette de l’état (et de ses citoyens...) coûte 14 % du budget c'est-à-dire l’équivalent de 8 fois le budget du ministère de la justice ou 18 fois celui de la culture !....Ce devrait être pire « après la crise ». L’ensemble des impôts sur le revenu sont pratiquement consacrés à payer les seuls intérêts de la dette !.. autant d’argent qui profite aux banques et non à la collectivité ni aux citoyens !

 Par ailleurs, c’est certain, les ressources ne sont pas infiniment élastiques. Les prélèvements peuvent être ajustés (leur niveau et leur équité) , mais ce sont bien les citoyens qui décident si les services publics utilisent bien l'argent prélevé.
 Imaginons qu'une majorité de citoyens estime que les impôts doivent diminuer, l'état ne pourra pas faire autrement que de réduire ses ambitions, et les conséquences devront être bien annoncées, puis appréciées par l’ensemble des citoyens contribuables et non contribuables.
 Si à l'inverse, la majorité des citoyens estiment que la qualité ou l’étendue du service public doit être renforcée, il doit s’attendre à être d’avantage sollicité.
 Dans tous les cas, il doit cesser de tout vouloir de la collectivité sans rien apporter. Il n’est pas nouveau que le citoyen a plus tendance à se souvenir de ses droits que de ses devoirs, et en France, la course aux niches fiscales et autres allègements d’impôts est un sport très répandu, d’autant plus que contribuable est riche. Le déficit budgétaire chronique en est peut-être symptomatique. N’a-t-on pas entendu il y a quelques années l’une des 3 premières fortunes de France se vanter ouvertement de ne pas payer d’impôt sur le revenu, exploitant au mieux les failles d’un système fiscal pourtant voté par nos députés !

Il est évident que de nombreux politiques démagogues ont une part de responsabilité importante dans le développement de ce comportement au fil des décennies. Combien de gouvernements démagogiques gémissent devant le déficit public abyssal tout en justifiant des baisses d’impôts récurrentes…
 Mais les démagogues ne seraient pas si puissants si chacun d’entre nous décidions de moins « céder aux chants des sirènes ».

 Pourtant, si l’équilibre des budgets est vital, il est très regrettable de voir un gouvernement y trouver prétexte à une réforme purement quantitative, sans projet d’amélioration qualitative ni de vision humaniste du futur. Et il est encore plus regrettable de ne pas voir le parlement s’inquiéter d’une telle tendance.

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 21:10

 

Si nous définissons le capitalisme comme étant le « réflexe de mettre de coté pour des lendemains difficiles », c'est une preuve d'intelligence et c'est ce qui fait que nos conditions de vie se sont améliorées de siècles en siècles. C'est aussi ce que fait la nature, qui montre beaucoup d'exemples de survie animale grâce au réflexe de constitution de réserves (de graisse, d'eau, voire de noisettes... !)

Hélas le « capitalisme » s'accompagne trop souvent d'égoïsme ; Il a induit une espèce « d’instinct essentiel de possession » qui le rend odieux, qui occulte les  « raisons de vivre » profondes, et qui nous éloigne du bonheur de vivre en paix.

Mais là encore, n'est-ce pas plus la nature de l'homme, que le système lui même, qui est en cause... L’homme se veut-il autre chose qu’un animal au service avant tout de sa propre survie et de son « ego » ?

Sa Conscience, faculté qui lui est propre, ne devrait-elle pas le conduire à ne plus dissocier son avenir et son intérêt de celui de l’ensemble de son espèce ?

Ne faut-il pas lui rappeler qu’il ne saura trouver le bonheur tant que la misère frappera à sa porte ? D’ailleurs, ce siècle de la communication instantanée et de la mondialisation ne nous rappelle-t-il pas tous les jours la relative fragilité de notre « bastion occidental » ?

 

N’est-il pas envisageable de sortir de ce monde unidimensionnel de l’argent et de la possession, sans retomber dans les bras d’une sorte de nouveau communisme broyeur d’individus ? Ne peut-on retrouver le sens de la vie en société, tout en conservant les atouts d’un capitalisme permettant à l’individu de vivre à son rythme, à la société humaine de se construire et de préparer l’avenir ?

Il semble d’ailleurs, que quelques pays, comme la Suède, pourtant immergés comme nous dans l’économie capitaliste mondialisée, aient réussi à trouver la voie vers un équilibre social remarquable, alliant ainsi initiative et réussite personnelle, avec solidarité et équité.

 

Pourquoi n’exigerions nous pas de nos gouvernants une meilleure analyse et exploitation des «bonnes pratiques sociopolitiques» observables de part le monde, au lieu de nous cristalliser sur des positions « historiques », qu’elles soient de droite ou de gauche,  issues d’un « système français » dont personne n’est réellement satisfait ? …

Cela n’alimenterait-il pas les débats parlementaires de façon plus riche que les clivages stériles majorité/opposition ?

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 12:04

 

Tout en souhaitant que l’économie revienne au service de l’homme et au service d’une société plus équitable, constatons que nous sommes aujourd’hui immergés dans une « économie de marché » , c’est à dire une économie de l’offre et de la demande.

 

Prenons conscience du mouvement permanent qui agite les acteurs économiques (concepteurs, producteurs, consommateurs de biens et de services). Ainsi, les « besoins » de 2010 seront très certainement différents des besoins de 1990. Nous sommes donc aujourd'hui, comme de tout temps en situation de transition (de plus en plus rapide) d'une économie vers une autre, avec nécessité pour les acteurs de s'adapter.

Il ne s’agit pas là d’une conséquence d’une économie « libérale », mais de l’économie « tout court » qui, en se substituant au « troc » et à la « vie autarcique », a dans le passé facilité les échanges entre les hommes, donc facilité l’entraide, la vie en société, et a permis d’améliorer ainsi les conditions de vie de chacun.

 

Cependant, nous constatons que certains acteurs de cette économie cherchent à aller bien au delà de la satisfaction des besoins individuels et collectifs, entraînant ainsi de nombreuses dérives :

L’offre prend l’initiative et devient ainsi créatrice de « pseudo besoins », artifices permettant à de nombreux acteurs économiques de se développer.

.L’individu est de plus en plus happé par des préoccupations de possession, ou de statut social, oubliant de penser à son épanouissement personnel et à celui des siens.

.Les ressources de la planète et la pérennité des espèces (dont l’espèce humaine) disparaissent du champ de préoccupation individuel, et de manière logique apparaissent encore très en retrait dans le champ politique, même si un tournant semble s’opérer depuis 2007 sur ce point.

 

Pour toutes ces raisons, nous devons orienter l'économie actuellement à dominante industrielle, de consommation, vers une économie de services et « d'activités non matérielles ».


Dans le cadre de la recherche de l'épanouissement personnel, il ne semble pas qu'il soit nécessaire de rechercher un « niveau moyen » de confort de vie plus élevé que celui dont nous bénéficions en Occident. (Reste à étendre ce « niveau de vie moyen » à l’ensemble de la population, ce qui ne semble déjà plus possible !...).

 Et si nous assimilons la consommation de nouveautés au bonheur, c’est bien le résultat du travail efficace des services marketing chargés de créer de nouvelles « envies » ou «besoins artificiels».

 

Avec un peu de recul, nous pouvons affirmer que notre épanouissement se situe plus au niveau de «l'être » que de « l'avoir », donc au niveau de nos propres vécus, tant dans les sphères, publiques, privées ou professionnelles.

Nous avons bien là une issue au problème de « développement durable », si nous apprenons à nous orienter vers un « besoin d'être », et si nous recentrons l'économie sur l'offre de services et d'activités neutres vis à vis de l'environnement, culturels notamment.

Il s’agirait alors plus de réorienter l’homme et l’économie vers son propre épanouissement, que d’imposer par la force une décroissance dans tous les domaines.

 

 

En parallèle à cette démarche, l'occident devrait être capable de réduire les inégalités sur ses territoires, et d'accompagner les pays « émergents » dans un développement économique plus respectueux des fondamentaux humanistes et écologiques.

Si nous n'avons guère de leçon à donner aux pays émergents, nous devons pourtant être capables de leur expliquer les erreurs à ne pas commettre, qui nous obligent aujourd'hui (ou nous obligerons demain) à faire « marche arrière ».

 

Au travers de l'actualité, nous percevons que l’économie libérale s'apparente parfois plus à une «guerre économique»: Il y a des batailles, des gagnants, des blessés et des morts « d'entités économiques » (que ce soit la mort d'un artisanat  au profit de produits industriels plus compétitifs, un épicier étouffé par un supermarché ou une multinationale terrassée par un géant plus fort qu’elle même...). L’économie porterait-elle en elle-même les fondements de nos malheurs ?

A moins que, d'un certain point de vue, la guerre économique ne soit devenue la nouvelle forme plus pacifique de règlement des tensions régionales ou planétaires ?

Dans ces conditions, déserter le champ de bataille économique, dans le soucis de « plus d’humanisme », ne reviendrait il pas avant tout à trahir son pays, ses valeurs et ses concitoyens, nous rendant plus à la merci des géants économiques et de leur politique internationale et environnementale égocentriste ?

Dans un conflit, n’est-il pas illusoire de vouloir faire la paix de manière unilatérale ?

 

Par ailleurs, nous devons chasser les fauteurs de troubles responsables des déclenchements et de l'entretien des conflits armés au profit d'économies obscures (marché des armes, mais aussi de la reconstruction de pays en situation d’après guerre comme la société américaine Halliburton en Irak).Les échanges économiques peuvent constituer un moyen de réduire les inégalités de par le monde, sous réserve que les pays peu développés et donc peu structurés ne fassent pas l'objet d'actions de déstabilisation entretenues par des pouvoirs plus ou moins occultes qui conservent ainsi la maîtrise de l'exploitation des ressources du pays. Les mafias, les réseaux d’influence africains et autres cartels sont maîtres en la matière.

 

En résumé, le marché économique mondial pourrait constituer une opportunité d'apport de richesses pour ces pays pauvres, sous réserve qu'ils sachent l'orienter vers les vrais besoins des citoyens, que les marchés ne soient pas déformés à notre guise par des politiques de subvention déloyales, que l’OMC ou le Conseil Européen, ne soient plus les lieux de rencontre des égoïsmes nationaux mais des agents d’équi-répartition des richesses planétaires...

 

La guerre économique, le libéralisme à l’échelle mondiale ne sont pas seulement imposés et entretenus par les puissants ; ils sont naturellement (ou inconsciemment ?) acceptés par la majorité des citoyens occidentaux en situation de consommateur (nous-mêmes) , et par tous les citoyens des pays en voie de développement qui bénéficient des retombées plus ou moins positives de ces échanges.

Il est donc important pour nous, citoyens aspirant à un « monde meilleur », de mieux prendre conscience, et non seulement le temps d’une crise financière, des limites de cette « économie violente », notamment en ce qui concerne l’avenir de l’humanité et de la planète.

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Published by yl74 - dans Economie
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 09:55

Est-il envisageable de décrire une politique sans entrer dans le détail des mécanismes économiques ?

Oui probablement, jusqu’à un certain point, puisque l'économie n’est (ou ne devrait être ?) qu’un des outils permettant de développer une politique orientée vers l’humain;

L’objectif d’organisation que se donne la société devrait conduire à une politique qui devrait ensuite se traduire par des choix économiques et budgétaires.

 

En réalité, il est fréquent que la politique économique d’un gouvernement soit ramenée aux arbitrages budgétaires, et aux priorités que ces arbitrages mettent en évidence. La politique économique, et finalement la politique « générale », en est en quelque sorte souvent réduite à un choix de prélèvement puis de redistribution des finances publiques.

Il est logique que les moyens nécessaires à l'accompagnement d'une nouvelle politique, se traduisent vite en nouveau budget ou réaffectation budgétaire. Il est dommage que l’on en occulte la dimension qualitative de l’action politique et par conséquent de l’action administrative qui en découle.

 

Cette vision budgétaire de la politique économique est très réductrice puisque elle n’aborde :

 

            -Ni la définition claire des objectifs visés pour et par la société, pour les individus eux-mêmes.

(Constatons au passage que les principes « d’égalité »et de « fraternité » inscrits dans la république sont souvent absents de tout débat politique ...tout au plus parle-t-on d’« équité », concept plus réaliste que celui d’ « égalité» mais au combien difficile à préciser en pratique. Pourtant, définir explicitement ce qui est « équitable » ne serait-il pas un bon moyen de clarifier et comparer les politiques proposées aux citoyens ?)

 

            -Ni la question de la méthode, de l'état d'esprit, de la volonté et de l'engagement des acteurs de cette politique (fonctionnaires de l’état, citoyens, acteurs économiques...) qui compte pourtant beaucoup dans l'atteinte du résultat. En tout domaine (associatif, sportif, entreprise collective), ne constate-t-on pas que le « qualitatif »  de l’action fait le succès au moins autant que le « quantitatif » (budget) ?

 

Ainsi, lors des débats politiques, ne devrions nous donc pas aborder au moins autant le qualitatif de l’action que le quantitatif des budgets ?

Est-ce à dire implicitement que le qualitatif est toujours assuré « au mieux » ? Qu’aucune critique sur la méthode, l’engagement ou la compétence n’a lieu d’être ? Par quel miracle les structures et les acteurs d’un changement politique seraient toujours parfaitement adaptés (dans leur méthode et leur compétence) à une situation sans arrêt en mouvement ? Comment nier l'individualité ou la personnalité des hommes qui constituent une organisation ou un service responsable d’appliquer ou de développer une politique sur le terrain ?

Cela reviendrait à considérer que la conscience professionnelle et la façon de manager ne jouent pas dans la motivation et l'efficacité d'un travailleur quel qu'il soit.

Cela reviendrait à dire que des responsables purement bons gestionnaires (de budgets), épaulés par de « bons soldats » suffisent à atteindre une « efficacité optimum ».

Cela reviendrait également à dire que la motivation et la compétence des acteurs de ce changement politique (de la hiérarchie jusqu’au terrain) ne serait que très secondaire. Que leur responsabilité individuelle serait finalement nulle ?

 

En pratique, l’impact d’un nouvel arbitrage budgétaire est immédiatement visible (effectifs, moyens matériels) donc plus facile à mettre en œuvre et à valoriser (ou à dénoncer !) aux yeux des citoyens.

Un travail de fond sur les structures et les compétences à faire évoluer est infiniment plus fastidieux, long, risqué (en terme d’organisation, le risques d’erreur sont important, « la » bonne solution est rarement évidente), subjectif aux yeux des citoyens et plus dérangeant pour les responsables et acteurs concernés, donc souvent « politiquement incorrect »...

Pourtant comment imaginer une équipe sportive (même copieusement rémunérée) remporter la victoire si elle ne se remet pas constamment en question ?

 

Parler de politique économique ou budgétaire en faisant l’impasse sur les objectifs d’une politique, et sur l’efficacité des acteurs et du système, ne conduit-il pas les uns à ne voir que leur « coté contribuable », que les dysfonctionnements de l’administration, et les autres à se plaindre systématiquement des manques de moyens et à oublier le qualitatif de leur action personnelle et collective ?

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Published by yl74 - dans Economie
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