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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 15:22

 

Alerte !  article harcelement

Il semblerait, d'après sa lettre ouverte aux personnels de l'éducation nationale, que le ministre de l'éducation Mr Peillon veuille persister dans la folie du collège unique !...

 

Défendre le collège unique, concept idéologique louable à l'origine, relève aujourd'hui de l'ignorance si ce n'est de l'aveuglement.

 

N'importe quel enseignant ou éducateur sait pourtant combien certains jeunes adolescents supportent mal la contrainte des 4 murs du collège, combien ils souffrent de l'inadéquation entre ce format éducatif et leur caractère, leurs aptitudes...

 

N'importe quel adulte impliqué dans la vie d'un collège sait combien ces mêmes adolescents en souffrance peuvent générer de perturbations , seuls moyens d'exister dans cette structure toute entière dédiée à la moyenne, à la majorité des élèves dont ils ne font pas partie...

 

Ces mêmes perturbations empêchent par ailleurs le déroulement "normal" des cours pour le plus grand nombre, entraînant une perte d'efficacité et de fait de niveau des élèves. Peut-on se permettre cela ?

 

Et tout enseignant ayant essayé de différentier ses pratiques pour s'adapter au mieux à la diversité des élèves sait les limites de cette démarche: il n'est possible de varier ses supports pédagogiques et ses méthodes que de façon limitée, et la suppression du travail en demi classe n'arrange rien.

 

Non seulement le collège unique torture les élèves en difficultés, mais il s'accompagne de conditions de vie délétères pour tous les élèves et les personnels qui essayent de concillier l'inconcilliable.

 

Il n'y a qu'à voir la renaissance de certains élèves au sortir d'un stage en entreprise pour saisir tout l'intérêt de formules alternées entre milieux professionnels et milieux scolaires.

 

Et si au lieu de condamner l'apprentissage à 14 ans, on offrait aux élèves des possibilités d'aller voir ailleurs, de se découvrir enfin "capable de"..., de se rendre compte que le travail n'est pas forcément torture, qu'apprendre peut-être un plaisir...

 

Et si on leur donnait même le droit de se tromper, en leur offrant la possibilité de réintégrer un cursus scolaire classique par le biais de passerelles, ne serait-ce pas là encore un bon investissement pour ces individus qui auront peut-être découvert le sens des "études", mais aussi pour la société qui verrait le taux d'incidents et de violence scolaire diminuer de façon significative ?

 

Alors, s'il vous plait Mr le Ministre, ne pourrait-on pas faire un peu preuve d'imagination, de sens de l'observation pour tout ce qui marche ailleurs en Europe ?

A coup sûr, de nombreuses bonnes idées méritent d'être essayées plutôt que de persister encore dans l'erreur du collège unique.

 

  L'éducation (1)

 

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Published by yl74 - dans Education
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 15:28

article_photo_1231769345172-1-0.jpgL’éducation selon Nicolas Sarkozy: 3 ans après, où en sommes nous ?

 

Rentrée septembre 2007, le nouveau président s’exprime pour la première fois sur sa vision de la politique éducative en France, au travers de sa « lettre aux éducateurs ».

 

Une lettre pleine de bon sens, de bon augure tant il semblait avoir pris la mesure de la complexité de la tâche éducative, œuvre collective, la nécessité de prendre en compte à la fois l’élève, les contenus disciplinaires et le respect des enseignants et de l’institution.

Il ne restait plus qu’à attendre de voir cette vision traduite en actes.

 

Trois ans plus tard, mesurons point par point ce qui a été suivi d’effet, en nous appuyant sur des extraits de cette lettre présidentielle (ci dessous en bleu):

 

« Je souhaite que nous reconstruisions une éducation du respect, une école du respect. Je souhaite que nos enfants apprennent la politesse, l'ouverture d'esprit, la tolérance, qui sont des formes du respect… »


Quels sont les éducateurs et enseignants qui peuvent témoigner que le respect, la politesse et la tolérance aient progressé dans le pays ces dernières années ?

Quelle valeur attribuer à cette déclaration d’intention, à la lumière du « casse-toi pauvre con ! » présidentiel ?


« Je souhaite qu'on apprenne à chacun d'entre eux à respecter le point de vue qui n'est pas le sien, la conviction qu'il ne partage pas, la croyance qui lui est étrangère, qu'on lui fasse comprendre à quel point la différence, la contradiction, la critique loin d'être des obstacles à sa liberté sont au contraire des sources d'enrichissement personnel. … »


Comment interpréter alors cette volonté présidentielle de contrôler autant que possible les grands médias publiques (par la nomination des présidents du PAF), et privés (par une étroite connivence avec leurs actionnaires majoritaires ?)


«… même si nous devons le rénover, notre modèle d'école républicaine  brasse toutes les origines, toutes les classes sociales, toutes les croyances, et  s'impose de rester neutre face aux convictions religieuses, philosophiques ou politiques de chacun en les respectant toutes.

Ce modèle s'est affaibli, ses principes ne sont plus assez respectés. Si je souhaite aller progressivement vers la suppression de la carte scolaire, c'est précisément pour qu'il y ait moins de ségrégation…. »


Quelqu’un en France peut-il témoigner que la suppression de la carte scolaire ait favorisé le brassage social ? Il semble qu’au contraire, les familles «averties » aient encore plus de libertés pour choisir le « meilleur » établissement, les autres subissent une ghettoïsation croissante.


« Si je souhaite réformer le collège unique, c'est pour que chacun puisse y trouver sa place, pour que les différences de rythmes, de sensibilités, de caractères, de formes d'intelligence soient mieux prises en compte de façon à donner à chacun une plus grande chance de réussir… »


Nous attendons toujours la réforme du collège unique.

Aujourd’hui, l’alternative pour ceux qui ne réussissent pas au collègue réside dans les établissements privés type MFR ou autres. Ceux qui n’en ont pas les moyens s’enfoncent dans l’échec au collège et survivent, en fracture ouverte avec le système éducatif, voire avec la société. 


« Si je souhaite que les enfants handicapés puissent être scolarisés comme tous les autres enfants, ce n'est pas seulement pour faire le bonheur des enfants handicapés mais aussi pour que les autres enfants s'enrichissent de cette différence... »


L’intégration d’élèves handicapés dans les établissements scolaires a progressé depuis la promulgation de la loi handicap de 2005.

Cependant, pourquoi les contrats des AVS (Auxiliaires de vie scolaires) n’ont-ils pas été reconduits en 2009 ? Pourquoi 20 000 enfants environ selon l’ADAPEI ne sont-ils toujours pas scolarisés et au moins 20% des enfants handicapés n’ont toujours pas d’AVS ?


« Au risque de la confrontation religieuse qui ouvrirait la voie à un choc des civilisations, qu'avons-nous de mieux à opposer que quelques grandes valeurs universelles et la laïcité ? … »

Comment interpréter alors la contradiction avec cette autre déclaration présidentielle : « L’instituteur ne remplacera jamais le curé… »

 

« ...Entre la conscience de l'appartenance au genre humain et la conscience d'une destinée individuelle, l'éducation doit aussi éveiller des consciences civiques, former des citoyens. Nos enfants ne seront jamais des citoyens du monde si nous ne sommes pas capables d'en faire des citoyens français et des citoyens européens… »

 

En quoi la politique conduite par Nicolas Sarkozy participe-t-elle à l’éveil des consciences civiques françaises, européennes ?

Quelle grande aspiration à un destin commun se dégage de ce quinquennat, si ce n’est celle du « consommer plus » et « travailler plus » pour soutenir une machine économique polluante, déliquescente et des inégalités de plus en plus criantes ?

Comment la suppression des débats dans les classes au profit de « leçons de morale » peut elle participer à l’éveil des consciences citoyennes ?


 « Affirmer l'importance de la culture générale dans l'éducation où elle a tant reculé au profit d'une spécialisation souvent excessive et trop précoce, c'est affirmer tout simplement que le savant, l'ingénieur, le technicien ne doit pas être inculte en littérature, en art, en philosophie et que l'écrivain, l'artiste, le philosophe ne doit pas être inculte en science, en technique, en
mathématiques… »

« … L’idée que l’enfant de famille modeste, celui qui est né dans l’un de ces quartiers difficiles qui accumulent les handicaps, le fils ou la fille de l’employé, de l’ouvrier n’aurait pas besoin d’être confronté aux grandes œuvres de l’esprit humain, qu’il ne serait pas capable de les apprécier, que lui apprendre à lire, écrire et compter serait bien suffisant, est pour moi l’une des plus grandes marques du mépris… »

« Notre éducation doit devenir moins passive, moins mécanique. Elle doit aussi réduire la place excessive qu’elle donne trop souvent à la doctrine, à la théorie, à l’abstraction devant lesquelles beaucoup d’intelligences se rebutent et se ferment. Il nous faut faire une place plus grande à l’observation, à l’expérimentation, à la représentation, à l’application… »

« Je suis convaincu que de cette façon on intéressera davantage un plus grand nombre d’enfants et que l’échec scolaire s’en trouvera réduit. Cela vaut pour les sciences, comme pour les humanités ou pour les arts."


Nous observons une baisse globale des horaires d’enseignement des sciences dans les nouveaux programmes de 2008 en primaire et dans le secondaire, ce qui impose de réduire la dimension expérimentale nécessairement exigeante en temps. Nous allons donc devoir faire plus de sciences sur le papier, et moins d’expérimentation et d’observation.

La toute nouvelle réforme des lycées réduit le nombre d’heure, dans un souci purement budgétaire, donc quelle place va rester pour la littérature, les arts, la philo, l’histoire ?


« Pour que le savoir devienne plus vivant, plus concret, il faut ouvrir davantage le monde de
l'éducation sur les autres mondes, ceux de la culture, de l'art, de la recherche, de la technique et, bien sûr, sur le monde de l'entreprise qui sera celui dans lequel la plupart de nos enfants vivront un jour leur vie d'adulte… »

« C'est dans les forêts, dans les champs, dans les montagnes ou sur les plages que les leçons de physique, de géologie, de biologie, de géographie, d'histoire mais aussi la poésie, auront souvent le plus de portée, le plus de signification

Il faut apprendre à nos enfants à regarder aussi bien le chef-d'oeuvre de l'artiste que celui de la nature… »

 

Il n’a jamais été aussi compliqué pour les enseignants d’organiser une sortie pédagogique, au musée ou en forêt, tant les procédures administratives se sont alourdies, tant il n’y a rien pour encourager les initiateurs de tels projets abandonnés à eux-mêmes, tant la discipline dans les classes n’a jamais autant posé de problèmes.

De plus, la réduction des budgets accordés aux collectivités locales va fatalement entraîner une diminution des aides allouées aux établissements pour les sorties pédagogiques.


« …c'est un autre des défauts de notre éducation traditionnelle que d'opposer ce qui est manuel à ce qui est intellectuel.

Cloisonnement absurde qu'il faut briser pour que les filières professionnelles soient reconnues comme des filières d'excellence au même titre que les autres… »

 

Les filières de formation professionnelle ont vu réduire d’une année la préparation au bac pro.

De nombreux adolescents se sont vu refuser l’entrée dans ces filières par faute de place. Il leur a été conseillé de repostuler l’année suivante, après avoir perdu une année…


« Non seulement le sport doit prendre plus d'importance à l'école, mais il faut aussi que le monde du sport et celui de l'éducation s'ouvrent davantage l'un sur l'autre, qu'entre les institutions sportives et les institutions éducatives aussi les liens soient resserrés, qu'entre les sportifs et les enseignants la coopération s'établisse pour le plus grand bien de nos enfants. »


Le ministre de l’éducation nationale a récemment déclaré que les activités sportives prendraient de l’ampleur dans l’emploi du temps des collégiens et lycéens.

Mais aucun budget n’a été mobilisé pour venir crédibiliser cette déclaration d’intention. 


 « Il faut pour que nous réussissions que chacun d'entre vous se fasse un devoir de travailler avec les autres. Entre le père, la mère, le professeur, le juge, le policier, l'éducateur social, et tous ceux qui sont en contact avec l'enfant dans le milieu sportif, culturel, associatif, l'intérêt de l'enfant doit l'emporter sur toutes autres considérations. La confiance, la coopération, l'échange, l'esprit de responsabilité doit régner… »


Dans la fonction publique, les objectifs n’ont jamais été aussi individuels, le management n’a jamais été aussi impersonnel, aussi peu à l’écoute des difficultés opérationnelles du terrain. Comment, dans ces conditions, espérer développer un climat de confiance, de coopération entre ces différents acteurs au bénéfice des citoyens ?


« Parents, vous êtes les premiers des éducateurs.
Je sais combien ce rôle est difficile quand le chômage menace, quand la famille se recompose, quand le père ou la mère se retrouve tout seul pour élever ses enfants. Je sais combien la vie peut être lourde.

Je veux vous dire que vous serez soutenus, que vous serez aidés à chaque fois que vous en aurez besoin pour éduquer vos enfants dès le plus jeune âge et que pour moi la politique familiale fait entièrement partie du projet éducatif. »


Au delà de la nécessaire responsabilisation des parents, cherchons ce qui a été proposé : réduire les allocations familiales en cas d’absentéisme ? N’est-ce pas un peu court ?

Depuis longtemps, les centres médicopédagogiques (CMP) sont débordés faute de moyens , les assistantes sociales plus ou moins disparues, et il est question de réduire drastiquement les postes de psychologues scolaires, qui assurent entre autre un rôle de soutien et de conseil auprès des familles.


« Je veux vous dire que le droit à la garde d'enfants et la maternelle seront pour moi, au cours des cinq années qui viennent, des priorités et que je suis décidé à faire en sorte que plus aucun enfant ne soit livré à lui-même une fois la classe terminée afin que vous puissiez achever votre journée de travail sans éprouver l'angoisse de savoir votre fils ou votre fille sans surveillance, sans encadrement.

Désormais les devoirs seront faits à l'école, en études surveillées et pour les bons élèves issus des familles les plus modestes qui ne peuvent pas offrir à leurs enfants un cadre propice à l'étude, des internats d'excellence seront créés… »


Les heures d’aides personnalisés ou d’études encadrées sont globalement bien accueillies par les élèves et parents d’élèves. C’est un des très rares points de progrès observés depuis 3 ans.

Par contre, subsiste un projet de suppression de la maternelle pour les 3, voire 4 ans et remplacement par des jardins d’éveil privés, avec du personnel moins formé, et dont le financement reste flou.


« Professeurs, enseignants, vous aussi vous avez droit au respect, à l'estime. Votre rôle est capital. Vous avez souvent fait de longues études. Vous devez faire preuve d'intelligence, de patience, de psychologie, de compétence.


Soit, mais bien peu peuvent témoigner d’une amélioration du respect ou de l’estime des enseignants ou de leur fonction.

Quelle belle marque de respect manifestée aux enseignants de maternelle que de résumer leur métier à la « surveillance de la sieste et au changement des couches » (Xavier Darcos, alors ministre de l’éducation nationale) !


« Je sais à quel point le merveilleux métier d'enseigner est exigeant, à quel point il vous oblige à donner beaucoup de vous-même, à quel point aussi il est devenu difficile et parfois ingrat depuis que la violence est entrée dans l'école. J'ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d'achat, se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devenait plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes.

La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail. .. »

« Dans l'école que j'appelle de mes vœux où la priorité sera accordée à la qualité sur la quantité, où il y aura moins d'heures de cours, où les moyens seront mieux employés parce que l'autonomie permettra de les gérer davantage selon les besoins, les enseignants, les professeurs seront moins nombreux.

Mais ce sera la conséquence de la réforme de l'école et non le but de celle-ci. Et, je m'y engage, les moyens qui seront ainsi dégagés seront réinvestis dans l'éducation et dans la revalorisation des carrières. Il s'agit d'être plus efficace, non de rationner… »


Si la maitrise budgétaire est le devoir de tout gouvernement, il est difficile de voir autre chose qu’une vision budgétaire dans les réformes imposées au système éducatif.

Le projet, soigneusement dissimulé, d’augmenter les effectifs des classes dans le seul but de réduire le nombre de fonctionnaires est en contradiction flagrante avec l’exigence de qualité de l’enseignement. Certes, il ne suffit pas d’augmenter les moyens pour améliorer la qualité, mais les pays scandinaves montrent bien que des classes d’effectifs modérés constituent un élément du succès.

Quand à l’amélioration du niveau de vie et des perspectives de carrière, elle est tout bonnement inexistante.


« Chacun d'entre vous est conscient que face à la dureté des rapports sociaux, à l'angoisse devant un avenir de plus en plus vécu comme une menace, le " monde a besoin d'une nouvelle Renaissance, qui n'adviendra que grâce à l'éducation. À nous de reprendre le fil qui court depuis l'humanisme de la Renaissance jusqu'à l'école de Jules Ferry, en passant par le projet des Lumières.

Le temps de la refondation est venu. C'est à cette refondation que je vous invite. Nous la

conduirons ensemble. Nous avons déjà trop tardé. .. »

 

Ensemble ? Quelqu’un a-t-il eu le sentiment depuis 3 ans d’une action collective, concertée ?

 

Pourquoi le management participatif qui a permis de moderniser intelligemment les entreprises dans mes années 1980 n’est-il pas adopté dans la fonction publique ?

N’y-a-t-il que des irresponsables à tous les étages, incapables de remises en cause et d’initiative ?

 

Cette rapide analyse nous amène à conclure sur ce constat de divergence extrême entre l’intention présidentielle affichée en 2007 et les actions gouvernementales qui s’en suivent depuis 3 ans.

En tant que citoyen, il nous faut faire cet exercice objectif de mise en regard des paroles et des actes. Ce n’est certes pas le politique qui le fera pour nous.

 

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 18:29
 

Il est confié à l’éducation nationale de grandes ambitions : offrir à tous les enfants le même accès aux savoirs pour une égalité des chances d’accéder au métier souhaité. Cela implique entre autres la gratuité et la laïcité d’un enseignement de qualité, la présence sur tout le territoire d’établissements et d’enseignants compétents et motivés, dans tous les domaines disciplinaires.

 

Si la gratuité et la laïcité sont des choix purement politiques toujours possibles, on voit bien la difficulté de mettre à disposition en tout point du territoire une multitude de spécialités ou filières de formations opérationnelles.

La société doit donc faire des choix, en fonction notamment de ses «besoins de fonctionnement», mais aussi du projet de société qu’elle formule pour les décennies à venir : ainsi, il faut former suffisamment, mais pas trop, de boulangers, de juges ou de médecins pour que la société de demain fonctionne. Il faut aussi entretenir suffisamment de chercheurs et de penseurs pour nous aider à imaginer le monde de demain…

 

 De ce fait, la capacité d’accueil de chaque filière doit être limitée après une étude soigneuse des besoins futurs, sans se laisser influencer par les lobbies aux intérêts particuliers et cours termistes. Seul un service de l’état peut assurer cette réflexion et cette régulation au niveau d’un pays, sur le long terme, de façon objective et dans l’intérêt de tous. Seul l'état, en lien avec les organisations professionnelles, peut définir et contrôler le niveau requis pour chaque diplôme, en harmonie avec les autres états européens. La nécessité d’avoir une entité centralisée de l’éducation est donc évidente.

 

Mais n’y a-t-il pas d’effets pervers liés à cette centralisation ? et si la capacité des filières est limitée, comment organiser la sélection des élèves et apprentis ?

 

La centralisation du système éducatif : Si elle est garante d’une équité au plan national, la centralisation génère des lourdeurs omniprésentes.

Toute initiative originale est contrainte à s’inscrire dans des procédures ou circulaires administratives souvent rédigées par de purs technocrates insensibles et inconscients de la réalité d’un établissement scolaire. De nombreux enseignants abandonnent l’idée de projets pédagogiques innovants à cause de ces lourdeurs et des responsabilités civiles et pénales croissantes qu’ils doivent assumer seuls.

 

La centralisation de la gestion des postes génère par ailleurs une rigidité dans les mutations et les évolutions de carrière ; les enseignants ne sont identifiés que par leur spécialité et leur échelon, alors même que les individus ont de plus en plus besoin d’une évolution personnalisée de leur carrière. Et si le monde bouge vite, comment une structure aussi rigide et peu réactive peut-elle s’adapter aux changements sociétaux incessants ?

 

Enfin, le système à force de se vouloir équitable dans le traitement des fonctionnaires, ne développe-t-il pas d’injustices criantes quand il ne distingue pas l’enseignant passionné (et souvent passionnant pour ses élèves) d’un individu englué dans une routine désespérée (et désespérante pour les élèves) ?  S’ils ont le même statut, ont-ils le même impact sur la société et est-il équitable de ne pas reconnaître les efforts des uns, où les conditions d’enseignement difficiles des autres ?

Est-il équitable de laisser les jeunes enseignants se casser les dents sur des postes réputés difficiles quand des agrégés expérimentés et confortablement payés vont effectuer des services réduits dans des lycées « de choix » ?

Est-il équitable de voir, à quelques kilomètres de distance, des classes de plus de 30 élèves et des classes de 15 élèves ?

 

S’il est vrai que le moteur d’un enseignant de la république doit être avant tout la vocation, n’est-il pas possible d’imaginer un système à la fois plus équitable et plus réactif, plus humain et plus évolutif , et au final plus efficace ? Pourquoi ne pas concevoir un vrai management local des équipes avec une vrai liberté pédagogique et une capacité à encourager les pédagogies et projets innovants, tout en s’inspirant des travaux de recherche pédagogique des pays en pointe dans ce domaine ? (Finlande, Suisse, Danemark, Canada…)

Pourquoi ne pas favoriser les possibilités de changements de carrières de façon à faire renaître les motivations et à éviter des générations d’enseignants aigris par les problèmes récurrents non reconnus et non traités par leur administration.

 

En résumé, pourquoi ne pas inventer un système alliant le meilleur du management et de la pédagogie, avec une tutelle centralisée garante du niveau pédagogique mais reconnaissant la capacité à des structures locales à se gérer, à inventer l’école, le lycée, l’université de demain, dans l’intérêt des élèves et de la nation ?

 

Il est certain que de tels changements ne pourront subvenir dans un contexte où les gouvernants ne seraient intéressés que par des réductions budgétaires sans considération pour la qualité d’enseignement sur le long terme, et tant que les syndicats bien peu représentatifs ne militeraient que pour un maintien des acquis et des effectifs sans oser penser autrement le métier d’enseignant et l’organisation de l’éducation nationale, allant même parfois jusqu’à oublier l’intérêt des élèves.

Enfin, il faut aussi que les parents d’élèves, et pourquoi pas tous les citoyens, s’impliquent également dans le processus d’analyse et de réflexion, constituant ainsi un contre-pouvoir pour que la question de l’éducation ne soit plus malmenée par les seuls populistes et comptables de la république.

 

 

La régulation des filières de formation :

Comment traiter cette équation impossible ? Comment arriver à concilier le nombre de diplômés d’une filière avec les besoins réels du pays ? Et par quel miracle ces besoins réels correspondraient-ils exactement au nombre d’étudiants intéressés par cette filière ?

 

On devine combien il serait déraisonnable, par soucis de préservation de la liberté individuelle, de laisser chaque étudiant choisir sa filière sans contrainte de sélection de compétence, ni de quotas. Comment pourrions-nous dans ces conditions réduire significativement le chômage ?

Par ailleurs, comment prendre le risque d’engager durablement un élève, futur citoyen, dans une voie qu’il n’aurait pas choisi ? Comment espérer qu’il s’épanouisse et participe positivement à la construction de son pays ?

Toutes ces questions montrent bien la difficulté d’harmoniser les besoins, les souhaits et les capacités de chacun d’entre nous.

 

Admettons tout d’abord que tous les citoyens aient effectivement accès à une éducation générale de base de qualité (primaire plus collège) afin que leurs chances de succès vis-à-vis de leurs futures ambitions professionnelles et personnelles soient maximales.

 

Si nous admettons ensuite que les filières doivent être dimensionnées en fonction des besoins futurs (qu’il faudra évaluer avec soin et objectivité, donc pas seulement par des syndicats professionnels trop corporatistes), il faut donc sélectionner ceux qui pourront entrer dans chaque filière. Idéalement, il faudrait sélectionner sur compétences (aptitudes humaines y compris) et sur motivation. Il est tellement regrettable de voir notamment des médecins fraîchement diplômés et si peu faits pour exercer, par leur manque de qualités humaines, ou du fait de leur seul intérêt pour l’argent.

 

Mais pour sélectionner sur compétences, on ne peut sélectionner à priori à l’entrée de la filière. Il faut donc prendre le risque de former des étudiants une année (ou plus ?) pour pouvoir les évaluer, mais aussi pour que ceux-ci confirme leur choix et leur motivation pour la filière. Cette année doit donc être construite en conséquence et pas seulement comme une année de bourrage de crâne qui épuisera et éliminera les vraies vocations au profit de personnalités plus brillantes mais au final moins en harmonie avec le métier choisi.

 

Par ailleurs, il faut multiplier les possibilités de passerelles entre filières et ce à tous les niveaux, de façon à permettre la maturation d’un projet personnel au fil des années de formation.

De la même façon, il faut multiplier les passerelles entre tous les métiers de façon à favoriser les projets d’évolution, diminuant ainsi les phénomènes d’usure tout au long des parcours professionnels, favorisant l’épanouissement personnel, mais également de façon à répondre aussi aux besoins de reconversions imposés par le marché du travail.

 

Enfin, ne faudrait-il pas développer un service efficace de conseil et de communication sur les très nombreuses filières ?

En effet, il est regrettable que le choix de carrières ambitieuses soit trop souvent réservé aux « héritiers » c'est-à-dire aux enfants issus de milieux naturellement bien informés et proches d’une certaine forme de pouvoir.

A l’inverse, moins le milieu familial est au fait de la diversité de la société, moins les enfants sont incités à participer à cette diversité, et de ce fait, leur horizon est souvent limité aux filières connues par leur entourage.

 

De même, les ruptures de carrières sont-elles le plus souvent subies, car la société n’invite guère à sortir de sa « spécialité ». Une carrière trop variée apparaît ainsi plus suspecte d’instabilité que le signe d’une personnalité riche, curieuse et volontaire, façonnant sa vie au fil des âges. Il est évident qu’une personne ayant connu des milieux et conditions de travail variés, est plus apte à prendre du recul et pose un regard différent sur les difficultés professionnelles.

 Notre société ainsi cloisonnée ne se prive-t-elle pas d’une grande richesse de points de vue, de cultures, de méthodes, d’imagination et de tolérance dans les rapports humains ?

 

SOMMAIRE DES ARTICLES:

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 07:46

Par rapport aux fléaux déclarés « prioritaires » (drogues, mortalité liée à l’alcool ou au tabac, accidents mortels de la route, mais aussi illettrisme, non respect des autres...), la réponse de fond se situe bien, au-delà de la répression, dans l’apprentissage et la compréhension de la réalité des choses : si je sais les dégâts et les souffrances causés par une drogue, n’ai-je pas beaucoup moins de chance de me laisser prendre à son piège ?

L’apprentissage de la complexité du corps humain et de ses équilibres internes n’est-il pas insuffisant, pour que tant de gens tournent le dos à de telles évidences ? (la multiplication des risques de cancer liés à la cigarette, la dépendance aux drogues, les risques d’accidents mortels au guidon d’un scooter sans casque...).

Que dire de ces adultes qui laissent leur enfant non attaché à la place avant de leur véhicule, ou qui roulent à pleine vitesse à 5 mètres du véhicule précédent ? N’ont-ils pas oublié (où n’ont-ils jamais appris) les forces considérables qui s’exercent sur un corps brutalement stoppé dans sa course, et les dégâts physiologiques causés ?

 

Ne sont-ils pas à l’image de la société actuelle, qui tourne tous les jours le dos à des évidences majeures :

            -« évidence écologique » : On ne peut que constater la dégradation des équilibres naturels sous l’action industrielle et irréfléchie de l’homme.

            -« évidence sociale » : Comment imaginer une paix mondiale durable dans un monde ou autant d’injustices sont volontairement entretenues entre les pays. Comment espérer, dans ces conditions, un vrai bonheur pour l’humanité et pour chacun d’entre nous ?...

 

Le monde est complexe, et cette complexité ne cesse de s’accroître. Pour évoluer dans ce contexte sans développer des phobies inutiles et prendre sa place de citoyen responsable, l’apprenti adulte doit donc intégrer de plus en plus de savoirs techniques et sociétaux.

 

Dans ce contexte, on peut regretter l’insuffisance des connaissances de base en sciences (l’ignorance cause de comportements dangereux sur la route, mais aussi de comportements inconscients vis-à-vis de l’environnement où encore vis-à-vis de sa propre santé), mais aussi en philosophie et en histoire (lacunes qui entraîne chez certains la nostalgie d’époques révolues pourtant peu sympathiques !), ou encore en langues et cultures étrangères...

 

Il faut bien reconnaître que la capacité d’apprentissage d’un individu étant nécessairement limitée, il convient donc de faire des choix.

Entre autres, ne pourrions nous alléger l’apprentissage de la langue maternelle (y compris en en simplifiant la grammaire et l’orthographe objectivement si complexes), au profit de ces nombreuses disciplines insuffisamment traitées ?

 

Bien évidemment, l’éducation d’un citoyen ne se limite pas aux disciplines scolaires, ni à l’apprentissage des règles de vie en collectivité, des risques de la vie, ou à l’acquisition des bases d’un métier.

L’éducation doit aussi permettre à chacun de se découvrir, de se connaître pour être bien avec soi-même, et pour trouver sa place dans la « grande machine planétaire », ou comme on le dit plus communément, pour simplement s’épanouir.

 

Parfois, cette recherche de soi pendant la période d’adolescence devient mission impossible dans un cadre familial inexistant ou immergé dans un monde sans « valeur » solide,  augmentant ainsi les chances de générer des « mal-être » et autant de difficultés à assumer ultérieurement sa responsabilité de citoyen. Il ne s’agit pas ici de critiquer la complexité des familles recomposées et parfois décomposées, mais de se demander si nous, adultes, faisons bien notre possible pour offrir à chaque enfant les conditions optimum (physiques, psychologiques, culturelles) pour que chaque enfant, chaque adolescent puisse se construire, et participer pleinement au monde de demain.

D’ailleurs, la complexité de la psychologie humaine ne mériterait-elle pas autant d’énergie éducative que les mathématiques ou les langues ? Après tout nous vivons en permanence avec un psychisme que l’on subit souvent quand il ne nous asservit pas !

 

 La société, à l’image de notre propre corps humain, est malade de nos négligences (et pas seulement de celles des autres...). Ce n’est pas de l’auto flagellation que d’en prendre conscience. Le nier relèverait par contre du masochisme, comme un malheureux qui prendrait plaisir à revenir se brûler sur la flamme malgré la douleur...

C’est pourtant ce que nous faisons individuellement et collectivement, en refusant de s’attaquer aux vraies sources des maux rongeant notre société et en niant notre propre responsabilité.

 

Il semble que la nature humaine soit faite d’excès de confiance en soi (nous transformons le monde sans craindre d’en perdre le contrôle...) et de sentiment d’impuissance, nous amenant à nier notre responsabilité en tout domaine :

Certains se voyant broyés par la machine politique négligeront d’utiliser leur vote, oubliant la fraction de pouvoir qu’il comporte, et la responsabilité qui nous incombe de l’utiliser.

D’autres, se voyant grandir dans un milieu défavorisé oublieront de prendre conscience de leur capacité individuelle et collective à en sortir et à faire évoluer leur propre milieu vers moins d’injustice, se laissant porter par des « parachutes sociaux » nécessairement toujours insuffisants...

 

Enfin, la plupart d’entre nous nous contentons de profiter égoïstement de ce que l’époque peut nous apporter de confort ou de sécurité (sans parler des financiers spéculateurs, des patrons « gold parachutistes »…) sans chercher à imaginer ce que pourrait être « un monde meilleur » pour les générations futures.

 

De ce fait, ne sommes-nous pas insuffisamment exigeants vis-à-vis de nos politiciens, sur le plan de la vision et de l’action à long terme?

Les questions très « court terme » posées par les journalistes aux acteurs politiques en témoignent, ainsi que le peu de présence de penseurs et philosophes dans les médias grand publics.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 07:58

Si l’école publique est le lieu d’une éducation partagée par tous les citoyens, garante d’une égalité des chances, peut-on s’en remettre seulement à cette institution pour former les citoyens de demain ? Assurément non.

 On ne peut considérer que l’apprentissage de la citoyenneté se limite à quelques heures d’éducation civique, ou au seul respect des « règles de vie » en classe, ni qu’elle s’arrête à la sortie de l’école.

Qu’on le veuille ou non, la vie quotidienne d’un enfant est remplie d’exemples ou de contre exemples de citoyenneté, à commencer par nous-mêmes, adultes de leur entourage.

 

Certes, l’école doit être facteur d'équité (plus que d'égalité), en ce sens où elle doit être en mesure de compenser certaines faiblesses de l'entourage de l'élève. Il faut cependant admettre que le système ne peut tout compenser, et on ne peut pas tout en attendre inconsidérément, ni occulter la responsabilité des politiciens et autres hommes de « pouvoir », ou celle des médias et autres «exemples» fournis par la société civile à travers ces médias.

 La télévision détient un pouvoir énorme, et donc une part de responsabilité en rapport avec ses parts d’audience et avec le nombre d’heures passées par les enfants devant le petit écran.

Si les messages véhiculés par la télévision sont à l’opposé des qualités attendues d’un futur citoyen, si le comportement des hommes et femmes publiques, « décideurs » et responsables politiques, n’est pas exemplaire, comment s’étonner des changements inquiétants de mentalité observés chez certains jeunes ?

Or nous voyons bien combien les programmes proposés par les télévisions (pour la plupart privées) ne sont guère pensés pour développer notre propre conscience citoyenne ni celle de nos enfants.

 

Mais pourquoi, en matière d’éducation, n'y aurait il que des carences sociétales et pas de carence individuelle ?

La responsabilité des parents, tabou pour certains car souvent assimilée à de la culpabilité, est pourtant indéniable (à moins de qualifier les parents d’irresponsables ?): leur responsabilité ne peut se limiter à une activité de « nourrissage » et d'assurance des besoins affectifs et physiologiques vitaux.

On entend souvent de la part de psychologues la nécessité de déculpabiliser les parents. En effet, tout parent, même s’il est réfléchi et prudent, est amené un jour ou l’autre à faire des erreurs en matière d’éducation.

Il est également certain que des parents consciencieux et capables peuvent se faire prendre au piège du mythe du « parent parfait », et peuvent ainsi être conduits à en faire trop, faisant souffrir ainsi leurs enfants, autant qu’eux-mêmes.

 

A l’inverse, on n'entend que très rarement dire qu'il existe aussi des parents qui n'en font «pas assez », ou qui ne se sentent pas vraiment responsables de l’éducation de leur enfant.

Pourtant, nous connaissons tous des « adultes irresponsables » et, par miracle, il n’y aurait pas de « parents irresponsables » ?

Il semble aussi important de s'inquiéter de ces parents là pour d'une part assister tous ceux qui en on vraiment besoin, et d'autre part responsabiliser ceux qui négligent d'assumer leurs responsabilités, en faisant peser les conséquences sur la collectivité.

 

Difficile tâche, au combien anti-démagogique (politiquement incorrecte) et, il est vrai, soumise à beaucoup de subjectivités, que de dire à ces derniers qu'ils ne remplissent pas leurs obligations de parents autant qu'ils le pourraient, malgré les difficultés de la vie quotidienne.

 Mais nous devons apprendre à le faire, d'abord pour ces enfants abandonnés trop tôt à eux-mêmes et qui en souffriront un jour ou l’autre, pour la collectivité, et pour la survie du système d'éducation qui se voit contraint d'essayer de compenser en vain toutes sortes de lacunes éducatives fondamentales.

 

En parallèle, sans nier nos besoins légitimes de distraction, essayons de nous interroger un peu plus sur les valeurs véhiculées par nos programmes télé et nos loisirs favoris. Sont-elles bien celles que nous souhaitons voir se développer dans notre propre société ?

 

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MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 17:38

Nous, occidentaux cultivés, sommes persuadés que les pays « en voie de développement » ne peuvent s’en sortir qu’en investissant dans l’éducation, pour faire reculer l’ignorance et la dépendance qui s’en suit : dépendance par rapport à « celui qui sait », où tout simplement par rapport au « destin qui décide »...


Pourquoi n’en serait-il pas de même pour nos démocraties, à la fois si « avancées » et si critiquables ?

Le sort de nos démocraties est également entre nos mains, et le simple fait d’en prendre conscience permet de voir les problèmes sous un autre jour.

 

Comme la république en a pris conscience à l’époque de Jules Ferry en mettant en place un système unique et obligatoire d’éducation du citoyen, il est temps de se rendre compte que les clés de nos soucis d’aujourd’hui et de demain résident, encore et toujours, dans la mise en œuvre d’une éducation des citoyens, d’aujourd’hui et de demain.

 

En effet, comment se fait-il que dans nos pays riches, ou nous avons d’énormes capacités matérielles, il y ait autant de souffrances non prises en compte, si ce n’est par le fait d’un égoïsme largement partagé et entretenu au fil des générations par l’éducation que nous recevons ?

 

Le conflit d’intérêt entre salariés et financiers serait-il si violent si ces derniers avaient un peu plus d’empathie envers leurs congénères ?

 

La réussite sociale et financière individuelle serait-elle la seule façon de réussir sa vie ?

 

Est-il satisfaisant pour un individu de profiter d’un système social sans rien apporter en retour ?

 

Est-il satisfaisant pour un individu de baser sa vie sur le suivi scrupuleux des modes et sur la consommation sans fin de nouveaux gadgets que des services marketing s’ingénient à créer dans le déni le plus total du bon sens et du respect de l’environnement ?

 

On voit bien que la façon dont nous avons été éduqués n’est pas pour rien dans ce qu’est la société d’aujourd’hui.

On voit bien que la façon dont nous éduquons nos enfants aujourd’hui n’est pas pour rien dans ce que sera la société de demain…

 

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  • : Tout ne va pas bien sur la planète, certes, mais que puis-je faire, moi simple citoyen ? D'abord, analyser un peu pour me faire une opinion, puis choisir un moyen d'agir... car il y en a ! Vous verrez que la simple conscience du pouvoir de changer même modestement les choses rend optimiste ! L'espoir est là et le bonheur n'est pas si loin...!
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