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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:09

Historiquement, il semble que les religions aient généré plus de conflits (probablement à cause de leurs franges extrêmes) qu’elles n'en ont aidé à éviter. C'est encore vrai aujourd'hui... (Conflits religieux en Inde, Moyen Orient, Pakistan, Indonésie, Afghanistan ...)

Même l'occident qui se veut rationnel se prend parfois à raviver les couleurs des guerres de religion (voir la croisade américaine récente contre « l'axe du mal »…)

Nous ne pouvons laisser guider la société par des dogmes contradictoires (« adorons ceci…, mais tuons cela… ! »).

De ce point de vue, la logique des droits de l'homme associée à la laïcité crée un référentiel universel auquel doivent se soumettre les religions. Nous n'avons pas aujourd'hui de meilleur « ciment » de l'humanité à l'échelle planétaire.

 

La liberté de culte étant par ailleurs acquise, il est évident que la loi républicaine et les droits de l’homme doivent rester prioritaires dans toute analyse de situations conflictuelles à caractère religieux pouvant remettre en cause cette loi et ces droits, notamment pour les femmes.

 

Ainsi, les coutumes mutilantes ou asservissantes de certaines religions ou de certaines cultures (excision, mariages forcés, interdiction d’accès aux soins des ‘intouchables »…) ne peuvent être acceptées au titre de la tolérance vis à vis des croyances religieuses ou vis-à-vis d’une diversité culturelle. Si tel était le cas, pourquoi ne pas autoriser des pratiques telles que le cannibalisme, l’inceste pratiqué en d’autres temps ou en d’autres lieux, l’extermination de minorités supposées maléfiques comme les albinos en Afrique noire ?

 

Les coutumes les plus cruelles encore en pratique ne sont-elles pas appelées à évoluer comme nous avons fait évoluer également au fil des siècles les coutumes en occident ?

 

L'intolérance, jusqu’à la violence, est encore enseignée dans certaines écoles religieuses fondamentalistes.

Des sectes développent tous les jours des lois internes contraires à la démocratie et aux droits de l'homme.

On voit bien que le « respect des cultures et des religions» ne peut être érigé en tabou absolu, sous peine de devoir, ici et là, tolérer l’intolérable.

 

La démocratie doit être vigilante et bien clarifier la limite entre tolérance et faiblesse. La faiblesse, les errements ne pardonnent pas : la loi sur les signes religieux à l'école a dérivé en polémique et a même permis à quelques extrémistes de se positionner en victime !

 

En d’autres termes, indépendamment de la question de la laïcité, on ne peut être défenseur des droits de l'homme et laisser croire que le respect de la culture d'autrui justifie que l'on piétine ces mêmes droits. Il nous faut donc choisir. De nombreux pays dont la France semblent avoir choisi de prioriser les droits de l'homme, avec cependant plus ou moins de détermination…

 

De ce point de vue, la France porte haut, dans ses discours, les couleurs des droits de l’homme ; Dans les faits, comme le montrent notamment les rapports d’Amnesty International, les couleurs des droits de l’homme sont en réalité moins éclatantes.

 

Si aucun texte ni jurisprudence n'interdit de porter des signes religieux sur la voie publique, on ne peut accepter que des femmes, parfois presque enfants, soient soumises à des mœurs discriminants et asservissants comme peut l’être un voile porté malgré elles, ou comme l’interdiction de se faire soigner par un médecin masculin, mettant ainsi parfois en péril leur santé voire leur vie même.

 

Au passage, il est intéressant de constater que des recteurs de mosquées affirment que l'on peut être une bonne musulmane sans être voilée. Il doit être possible également d'être un bon musulman sans asservir sa femme et ses filles comme on peut le voir au travers un certain nombre de témoignages.

Ainsi, ne retient-t-on pas que ce que l'on veut retenir des textes religieux ? Que pèse un voile à l'aune du jugement dernier ? Quel dieu digne de ce nom exige-t-il de tuer les non croyants ou de mutiler des enfants pour mériter la vie éternelle ?


Les croyants « de bonne foi » (dans tous les sens du terme) et respectueux des droits de l’individu sont en réalité majoritaires. Mais leur rejet de toute « violence » ne devraient il pas être plus audible de façon à ce que leur religion ne soient pas assimilables à ces pratiques astreignantes ?

 

 

Si nous définissons la laïcité comme la possibilité pour chaque citoyen de vivre librement avec ou sans religion, il apparaît que la République, ne doit simplement pas laisser telle ou telle religion imposer ses règles (imposées ou choisies), notamment au sein de l'école laïque, enceinte ou l’on prétend construire des individus libres de pensée.

Et les religions elles-mêmes devraient contribuer à porter clairement ce message, garant de leur propre liberté de culte.


MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 18:33

Si les incessantes images d’immigrés naufragés (quand ils ont échappé à la noyade…) nous sont insoutenables, si la fracture Nord/Sud est insupportable pour tous les citoyens humanistes que nous sommes (espérons que nous soyons de plus en plus nombreux dans ce cas), seule une absence de bon sens doublé d’un angélisme poussé permet de croire qu’un pays riche peut accueillir toute la misère du monde.

 

En outre, si la solidarité entre les peuples doit devenir une réalité, et non seulement un discours démagogique et hypocrite, elle doit s’exprimer au sein même des pays en difficulté et pas seulement au niveau des exilés : pourquoi laisser croire à un peuple que le bonheur est ailleurs que dans son propre pays, dans un déracinement toujours traumatisant et une assimilation ou une intégration souvent problématique dans les pays d’accueil ?

 

 Pourquoi, alors que nous en avons financièrement et techniquement largement les moyens, ne faisons nous pas ce qui est nécessaire pour rendre les conditions de vie acceptables dans ces pays? Qu’il s’agisse de sécheresse ou d’inondation, de famine, de maladies ou d’éducation, de difficulté d’administration d’un pays, nous pourrions transmettre toutes les compétences et les savoir faire pour stabiliser la situation de ces pays, pour leur donner les moyens d’agir de façon autonome à terme, de se construire tout en chassant les forces armées volontairement déstabilisatrices de gouvernements trop fragiles.

 

D’ailleurs, ne pourrions nous pas commencer par cesser d’alimenter nous-mêmes les trafics d’armes officiels et officieux, facteurs essentiels d’instabilité dans de nombreux pays « émergeants ». C’est à se demander si nos gouvernements (dont celui de la France) souhaitent vraiment que ces pays émergent, tant les systèmes post-coloniaux comme celui dit de « la France-Afrique » perdurent.

 

Sous réserve d’une volonté des principaux pays influents (dont nous sommes), de l’existence d’une coordination et d’un contrôle international de la qualité des aides apportées, il est pourtant envisageable de réduire la misère de la plupart des pays du monde tout en évitant de retomber dans des nouvelles formes de colonialisme.

 

Ainsi, les questions d’immigration deviendraient bien plus des questions d’entraides internationales, de projets de formation et d’équipements adaptés à chaque région du globe, de lutte globale contre la corruption et la mafia,  et moins des questions sordides de test ADN, de « sans papiers », de quotas ou « d’immigration choisie » au dépend des pays pauvres condamnés à le rester !…

 

Au passage, qu’attend donc l’ONU pour faire émerger cette vision globale afin qu’elle s’impose progressivement à nos consciences occidentales ?

En attendant, rien ne nous interdit de participer nous-même à cette prise de conscience par l’« opinion publique ».

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 10:52

Il est difficile de dissocier la question de la nationalité (appartenance juridique d’un individu à la population d’un état) de celle si délicate de l’immigration et de la citoyenneté (un citoyen est caractérisé par ses droits et ses devoirs civils et politiques) .

On le voit de façon spectaculaire dans le sport, la notion de nationalité est bien difficile à cerner, tant les athlètes de haut niveau changent de pays d’accueil, parfois en acquérant si facilement une nouvelle nationalité (Unice Barber... et tant d’autres …).

 

Qu’est-ce que la nationalité ?

Est-ce un attribut purement administratif attribué à chaque individu ?

Est-ce un produit que l’on achète comme un vêtement de marque, pour les avantages qu’elle procure ?

Est-ce seulement ce sentiment construit au fil de l’histoire et de la construction des pays, sentiment d’appartenir à une collectivité se définissant par rapport à ses agresseurs extérieurs, à ses ennemis ?

Est-ce seulement la conséquence du hasard de sa propre naissance sur tel ou tel sol ?

Où est-ce le sentiment d’une vision partagée de l’humanité, de la culture, de la langue, des valeurs ?

 

Pour ma part, je pense que cette dernière dimension est très importante : La définition de la nationalité ne peut s’envisager indépendamment de cette question des valeurs, d’une vision partagée de l’humanité et de la culture partagée (même si le brassage et le métissage naturel et fertile des populations rend les contours de cette culture partagée hautement flous et volatils).

 

En effet, si nous n’avons rien en commun que le lieu de naissance, dès lors que ce métissage fait disparaître de plus en plus la notion « d’histoire partagée », de peuple, comment éviter une ghettoïsation croissante, un communautarisme croissant dans le pays ?

Comment pourrons nous nous fédérer autour de défis collectifs majeurs ? Comment pourrons nous développer cette solidarité si nécessaire à l’avènement d’une humanité meilleure ? Comment être motivé par la vie démocratique d’un pays et faire consciencieusement son travail de citoyen si l’on ne partage pas un minimum de valeurs communes, si nous ne développons pas notre perception d’un « horizon de vie » commun ?

 

J’en déduis qu’il est possible et souhaitable que l’on accorde la nationalité sous conditions d’un partage minimum de valeurs explicites (droits de l’homme, laïcité…), de langue et de règles de vie (lois…), tout en laissant libre cours au brassage naturel des ethnies et des cultures.

Ainsi, chaque immigrant passerait un contrat réciproque avec son pays d’accueil en prenant ainsi la mesure de ses droits et devoirs. Aujourd’hui, l’absence de clarté au niveau des droits et devoirs conduit à une incompréhension réciproque, à des malentendus, à des dérives de comportements qui débouchent tôt ou tard sur du racisme et de la xénophobie, y compris vis-à-vis de citoyens nés en France.

Ce « contrat réciproque » entre un citoyen et sa nation ne mériterait-il d’ailleurs pas d’être généralisé à tout individu au seuil de sa majorité ? Cela ne contribuerait-il pas à renforcer la démocratie par le renforcement de la conscience de chacun d’appartenir à une collectivité et par la meilleure connaissance de ses droits et devoirs ?

 

Au fait, ne serait-il pas également intéressant d’étendre cette logique à l’Europe ?

Y a t il potentiellement une nationalité européenne ?

Certains, dont je suis, proposent d’accorder une « citoyenneté européenne » à tout citoyen européen qui souhaiterait symboliquement affirmer son sentiment d’appartenance à l’Europe avant tout sentiment d’appartenance nationale. Ne serait-ce pas un bon moyen de développer « l’identité européenne » aujourd’hui bien floue, tout en renforçant la cohésion et la crédibilité de l’Europe au yeux du monde ?

Ainsi, une « Europe réelle » à terme constituée de « citoyens européens réels » ne serait-elle pas plus forte pour défendre ses valeurs humanistes à travers le monde que cette mosaïque de nations hétéroclites qui jouent en permanence sur les égoïsmes nationaux tout en affichant avec peine une solidarité de façade ?


 

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 10:18
Il nous faut donc une force capable d’assurer un « minimum » de sécurité (voir Prévention ou répression ? ). Mais comment définir ce minimum de sécurité, et comment estimer la « force juste nécessaire » à mettre en oeuvre de façon à ne pas risquer inutilement de tomber dans les bras d’un « état policier » dangereux et coûteux ?

 

Il me semble que le seuil acceptable d’insécurité doit être défini par les citoyens eux-mêmes, à partir de leur perception subjective d’une part, mais aussi en s’appuyant sur des indicateurs aujourd’hui bien trop rares et trop discutables. De ce fait, la perception subjective est exploitée adroitement mais malhonnêtement par certains politiques qui en font un sujet structurant du clivage droite gauche.

Il nous faudrait donc des indicateurs fiables nationaux et comparables aux autres pays européens afin que nous prenions du recul par rapport à notre perception locale et personnelle, voire partisane, de l’insécurité.

 

Comment définir les effectifs de nos forces de police et gendarmerie ? Cette question ne peut être déconnectée des questions des missions et de l’organisation de ces forces.

Là encore, des indicateurs nationaux et internationaux nous permettraient ne nous situer. Mais l’organisation de nos forces devraient respecter au moins 4 principes forts :

 

 Force de proximité : Les forces de police ne peuvent être des « agents de la paix » que s’ils sont intégrés dans le milieu où ils opèrent, ce qui signifie en premier lieu qu’ils respectent de la même façon les habitants de tous quartier. Ils sont alors reconnus par les résidents comme les leurs et ne font plus alors l’objet de lynchage ; Lors d’enquêtes, ils ne sont plus considérés comme ingérant dans les affaires d’un quartier et les portes s’ouvrent ainsi plus facilement, l’omerta perd de sa force.

 

Force intègre : Tout le monde comprendra à quel point il est primordial que la corruption soit totalement chassée des rangs des forces assurant le respect des lois.

(Signalons au passage l'association de juges et personnalités de toutes couleurs politiques "Anticor" travaillant à la dénonciation des situations de corruption en France, en commençant par le milieu politique.  link)

 

Force globale : Elles ne doivent pas être entravées par des frontières que les criminels ignorent eux-mêmes : Si un enquêteur doit rebrousser chemin devant une frontière physique ou patienter pour avoir autorisation administrative d’agir, le crime aura toujours un temps d’avance et une chance de trop de survivre.

 

Il en est de même pour les fichiers de données dont on sait à quel point ils peuvent faciliter le recoupement des informations et l’arrestation d’un hors la loi (relevés téléphoniques, bancaires…).

Bien évidemment, de tels fichiers dans les mains d’hommes corrompus sont une menace pour le citoyen et la démocratie, d’où l’importance du point précédent (force intègre et indépendantes des pouvoirs politiques « de passage »).

Si le risque de dérapage est réel au niveau des personnes autorisées à manipuler de tels fichiers, et constitue donc un réel danger pour la démocratie, des solutions existent pour contrôler ce risque (contrôle parlementaire, comité de surveillance de citoyens…). Il serait donc dommage de se priver d’une telle puissance d’investigation (pensons aux victimes des multirécidivistes qui pourraient être ainsi épargnées) par peur d’un risque finalement maîtrisable.

 

Forces adaptables : L’industrie (les industries ?) du crime est, à l’image de l’économie, c'est-à-dire hautement réactive, adaptable, opportuniste. Les forces missionnées pour les combattre doivent donc être également hautement réactives et adaptables dans leurs compétences, leurs moyens, leurs mouvements, afin de ne pas avoir là encore systématiquement un train de retard, et afin de ne pas être décalées par rapport à la nature des évènements.

 

Forces de prévention : Afin de ne plus opposer stérilement la prévention de la répression, les forces de maintien de l’ordre devraient être au premier rang des forces de prévention. Et chacun d’entre nous devrions également nous inscrire dans ces forces de prévention : tout citoyen et notamment tout parent a les moyens de participer quotidiennement à des actions de prévention d’une multitude de dérapages de toute nature : inviter un parent déposant son enfant devant l’école à ne pas bloquer le passage piéton, inviter un ami à ne pas prendre le volant après 3 apéritifs…

De son côté, tout gardien de la paix peut à l’occasion de chaque interpellation commencer par expliquer de façon ciblée le danger de l’acte commis, y compris en utilisant des moyens marquants (visite d’un service d’accidentés de la route pour un chauffard, stage dans un service de désintoxication pour des dealers…).

La sanction (ou répression intelligente) pourrait intervenir alors plus fermement lors d’une éventuelle première récidive (voir  Prévention ou répression ? ).


 

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 18:21

Cette question constitue un grand classique des débats pré électoraux entre droite et gauche…

Essayons d’aborder la question « autrement ».

 

Il est frappant de constater le nombre important d'infractions quotidiennes sur la voie publique, mettant souvent en péril la vie de tiers, et la rareté des interpellations au moins pour avertissement ou toute autre forme d’action pédagogique et préventive...

En fait la prévention est presque absente dans notre pays.

 

On ne compte plus le nombre de voitures traversant les villages de campagne au double de la vitesse de sécurité. On ne compte plus ces parents modèles qui craignent pour leurs enfants, et qui une fois seuls dans leur véhicule, peut-être en retard pour le travail, vont oublier de penser aux enfants du village ou du quartier voisin.

On ne compte plus le nombre de plaintes de toutes natures classées sans suite…

 

Sans aucun doute la prévention par l’éducation doit être la priorité de l’état et ainsi que celle de tout « pouvoir » local, jusqu’aux parents eux-mêmes !

 

Mais il est curieux de voir s’opposer les partisans de la prévention et ceux de la répression, comme si l’un pouvait se passer de l’autre, comme si au lieu de le soigner, on expliquait simplement à un fumeur déjà cancéreux qu’il ne doit plus fumer, comme si un policier qui faisait simplement son travail en limitant les transgressions de la loi de toutes natures devenait avant tout un « ennemi de la liberté » ?

 

Que pensent les habitants de certaines « ZUP » de la désertion des forces de polices et de gendarmerie dans leurs quartiers ?

Qu’en pensent les pompiers parfois agressés lors de leurs sorties, parfois appelés pour éteindre de multiples feux de poubelle volontairement allumés ?

Qu’en pense le smicard qui se lève à 4 heures du matin pour aller travailler après une nuit blanche ?

Qu’en pensent les médecins de ville eux aussi de plus en plus souvent agressés ?

Enfin qu’en pensent les filles communément violées dans des zones d’habitation pires que la jungle (le viol collectif n’existe pas dans la jungle...), en ce sens où l’espèce dominante (l’homme) s’y détruit elle-même, incapable de s’organiser pour protéger les siens ?

 

Les caïds de banlieue imposent leur loi en s'appuyant à la fois sur la misère idéologique et sociale de ces quartiers, sur la fragilité de jeunes adolescents non structurés, sur l'absence parfois de « société humaine » (au sens groupement d'individus solidaires),        sur la démission des institutions insuffisamment structurées ou globalement rejetées (assistance sociale, forces de police, éducation nationale...), sur la possibilité de « gagner facilement sa vie » en trafics divers (drogue...).

On ne peut se contenter de travailler seulement « l'amont ou l’aval », la prévention ou la répression en regard de tous ces problèmes.

Si nous voulons vraiment ce que nous disons, nous devons agir sur tous les plans.

On ne traite pas un cancer, ni avec de l'aspirine, ni en supprimant le malade, ni en expliquant seulement au malade sa conduite éventuellement inappropriée.

 

Il nous faut donc de la prévention et de la répression, mais quelle répression ? Plutôt que de chercher à exacerber la "peur du gendarme", ne pourrait-on imaginer une répression pédagogique, finalement assez proche de la prévention dans le sens où elle diminuerait les risques de dérapage futurs ?

 

La répression est à la société, ce que la douleur est au corps humain : Si je me brûle par inadvertance, je suis averti qu’un danger important menace. Si je suis verbalisé pour excès d’imprudence, cela me prévient que mon comportement fait courir un danger à moi-même et à la société.

L’éducation d’un enfant comprend normalement les mises en garde nécessaires, par rapport au danger des objets brûlants ou du feu. L’expérience montre que cela n’est pas suffisant, et que la douleur « répressive » (en cas de brûlure) et les réflexes associés contribuent bien à notre sécurité. La répression peut donc bien avoir une dimension préventive.

 

Au fait, qui donc peut affirmer ne pas avoir besoin de sécurité ? Probablement personne, ou peut-être les personnes déjà en situation de totale sûreté. Nous avons tous besoin de sécurité, et il n'est guère envisageable d'assurer seul sa sécurité, à moins de revenir aux méthodes du far-west, ou d’accepter que la loi du plus fort règne…

Certes, nous pourrions à terme imaginer un état où la police et la gendarmerie ne seraient plus utiles du fait de la haute responsabilité de tous les citoyens qui respecteraient sans faille toutes les lois.

Si l’éducation et la prévention ont notamment pour objet de tendre vers une telle situation (nous y reviendrons dans un article à venir) , dans l’état actuel de nos sociétés, la suppression des forces de maintien de la paix semble bien prématurée.


Dès lors, plutôt que de débattre sur « le trop ou le pas assez de police », ne serait-il pas plus constructif de réfléchir et débattre sur les modes d’action de la police les plus préventifs et éducatifs possibles ?

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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