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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 19:00

La question de la vision globale (http://citoyens-a-nous-d-agir.over-blog.net/article-26056496.html), pour une politique mondiale, induit naturellement la question d’une « gouvernance » à l’échelle mondiale.

La forme souhaitable de cette gouvernance est discutable sans fin, à l’image des grands débats qui animent aujourd’hui la poursuite de la construction de l’Europe (fédération d’états ? mise en commun de ministères ? démocratie Européenne ?...). Ce choix est plus d’ordre « technique » que politique et il serait bien ambitieux d’avoir aujourd’hui une opinion tranchée sur la question.

La question du calendrier, ou de l’urgence à avancer sur cette question est par contre discutable dès maintenant :

Doit-on attendre l’existence d’un gouvernement mondial pour nous comporter en citoyen du monde ?

Ou  au contraire, le gouvernement mondial ne s’imposera-t-il pas simplement de lui-même quand nous aurons majoritairement assimilé notre sort commun « d'habitant de la planète » ?

 

La réponse semble aller de soi, et ici encore, nous citoyens du monde, détenons une partie du pouvoir de changer le monde...
(http://citoyens-a-nous-d-agir.over-blog.net/pages/Mais_que_puisje_faire_moi_simple_citoyen_-940926.html)

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 20:09

 C'est une des conséquences à coup sûr perverses de la mondialisation :

Ne voit-on pas l'impuissance des gouvernements de « bonne volonté » à canaliser la puissance financière des banques ou de ces grands groupes industriels issus de multiples fusions successives (pétrole, acier, automobile, agroalimentaire...), puissance capable de déstabiliser un pays peu structuré pour mieux tenir les ficelles et en exploiter les richesses naturelles (voir en Afrique les nombreux foyers d'instabilité plus ou moins entretenus par des intérêts industriels cachés...)

N’a-t-on pas constaté le rôle sclérosant sur la diversité et l'amélioration des systèmes et logiciels informatiques joué par Microsoft, entreprise quasi monopolistique ? Ne voit on pas Google suivre dans son propre domaine les traces de Microsoft ?

N’observons nous pas la tendance hégémonique des groupes agroalimentaires et céréaliers qui oeuvrent par tous les moyens à l’écrasement des petites structures, jusqu’au paysan lui-même forcé d’utiliser des semences stériles et coûteuses ?

 

Dans tous les domaines où cela est possible, il convient de ne pas renforcer ces monopoles en privilégiant les « outsiders » et bien sûr les acteurs économiques et producteurs locaux. ( la vision internationale des choses ramène bien tôt ou tard à une action au niveau local ).

Si nous ne voulons pas que les « Goliath » prennent définitivement le contrôle de notre planète et de nos vies, tâchons de na pas les rendre plus indispensables qu’ils ne le sont déjà, et occupons nous de soutenir les « David » qui osent les affronter.

Chaque consommateur détient ici une part de pouvoir ; à chacun d’entre nous d’en prendre conscience et d’en user.

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 11:55
Si nous, européens, ne prenons pas conscience que la puissance extrême mais relative des grandes puissances (on voit en ce moment combien les Etats-Unis montrent la fragilité de leur « hyper puissance »…) provient avant tout de nos propres faiblesses, de notre inaptitude à nous fédérer autour de valeurs humaines communes et à promouvoir ces valeurs, de notre ancrage psychologique dans le passé (accentuant encore la perception de nos différences ), nous continuerons à subir avec aigreur la politique égocentrée de ces géants ( et ses conséquences sur les plans écologique, économique, géopolitiques, culturels…).

 De fait, on voit bien comment leur puissance économique, puis militaire, leur permet d'influer sur le cours de l'histoire de zones du monde, en leur faveur (derrière un discours justificateur tantôt basé sur la liberté, tantôt arguant de la souffrance des peuples ou des risques terroristes…).

 La Chine qui est en train de devenir une autre grande puissance (grâce à leurs exportations dans nos pays , et à une croissance économique proche de 10 % ces dernières années...) commence à s’imposer dans d'autres régions du monde, dans un esprit autre que l'esprit humaniste qui guide majoritairement les principaux pays d'Europe. On le sait, la Chine est loin d’être une démocratie, et comme on le voit au Tibet ou en périphérie des JO de 2008, elle est encore loin d’en prendre le chemin…
Après avoir développé un certain « anti-américanisme », allons nous développer un «anti-Chine» ? Il semble que les croisades anti- « axe du mal » et « anti-américaine » présentent quelques similitudes... Quelque soient nos opinions, nous devons prendre garde à ne pas substituer une croisade à une autre.

 Toutefois, sans chercher nous même à imposer notre vision du monde, nous avons intérêt à prendre conscience que l'équilibre du monde en guerre, comme en temps de paix, résulte d'un rapport de forces entres différents pôles. Nous pouvons espérer que ces rapports de force soient dans le futur de plus en plus pacifiques et respectueux de la démocratie et de l'humain, mais nous aurons besoin de quelques générations pour que « notre majorité égoïste » cède la place à « une majorité humaniste », pour que nous intégrions au plus profond de nous même que tous les hommes et leurs descendants sont bien «condamnés » à un sort commun.

Dans l'intérêt de nos enfants que nous souhaitons voir grandir dans le respect de ces valeurs, et quoique que cela semble bien loin de nos préoccupations de vie locales et quotidiennes, nous devons constituer une puissance pour soutenir nos idées humanistes, c’est à dire dans l’état actuel de la planète, un « pôle européen politique, économique et…militaire ? significatif », au service d’une Europe humaniste, et d’un monde plus humain...

Il me semble que ce pôle n’existera un jour que si nous citoyens d’Europe l’appelons réellement de nos voeux… Ne laissons pas une Chine totalitariste (par exemple) avoir plus d’influence sur le monde qu’une Europe humaniste et démocratique.
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 11:49

Elle existe de fait depuis qu'il y a des échanges économiques et culturels de part le monde, et tout simplement depuis que l'homme voyage et ramène des marchandises de contrées plus ou moins lointaines. La mondialisation est donc en marche depuis les débuts de l'histoire de l'homme, plus particulièrement depuis « les grands navigateurs » du XVème siècle.

 

Il semble que ce que l'on appelle aujourd'hui « mondialisation » est plutôt une accélération de ces échanges dans tous les domaines. Elle a comme première conséquence, dans le domaine économique, une mise en concurrence directe et immédiate entre Pays de niveaux de vie très différents, au bénéfice des faibles niveaux de vie (voir croissance exceptionnelle de la Chine ces dernières années en regard de la stagnation des économies occidentales), mais aussi des «intermédiaires » qui profitent de tous les flux commerciaux, et enfin aux acheteurs finaux qui bénéficient ainsi (momentanément du moins !) d’une augmentation de leur niveau de vie.

 

Cette mondialisation génère un comportement paradoxal chez nous, citoyens « occidentaux » qui semblons apprécier les produits économiques (du moins en apparence tant une qualité médiocre peut finir pas coûter cher) en provenance d'Asie. Nous consommons largement ces produits tout en déplorant la décroissance de nombreux pans de notre économie soumise à trop rude concurrence ! Nous n’avons pas voulu voir que nous sciions la branche sur laquelle nous étions assis.

 

D’un autre point de vue, la culture dite « Judéo-chrétienne » encore majoritaire en occident, encourage l’entraide de part le monde. Confier la production d’une partie de nos besoins à des pays émergents ne serait-il pas un bon moyen de contribuer progressivement au développement de leur économie locale et au niveau de vie de leurs propres habitants, tout en leur laissant le temps de faire évoluer leurs institutions et leur système politique ?

 

Dès lors, n’y a-t-il pas là un paradoxe à vouloir aider nos « concitoyens de la terre » sans les autoriser réellement, par une sorte de néocolonialisme, à rejoindre par leur propres moyens un niveau de vie décent si ce n’est proche du notre ? ou à vouloir leur donner sans y « perdre » un minimum  (au sens purement économique, dans l’hypothèse d’une population constante et d’une économie à croissance nulle, il apparaît qu’un gain d’activité dans une partie du monde induit une perte d’activité équivalente de même nature dans une autre partie du monde).

 

Il nous reste alors à développer localement d’autres formes d’activités, notamment sociales et culturelles donc orientées vers l’humain, sans affecter les ressources de la planète… vision émergeante, connexe à la notion de « développement durable ». Le développement ne peut être durable que s’il s’appuie sur des secteurs « non matériels » ou neutres pour l’équilibre écologique de la planète.

 

Le début d'une telle réorientation nécessite obligatoirement une action forte au niveau de l'éducation des enfants ...Il s'agit de déplacer les critères de réussite actuellement centrés sur l' « avoir » (plus), vers le « faire » (créer, découvrir, sauvegarder..) ou l' « être » (mieux) ...

 

En attendant, les associations « alter mondialistes » et écologistes tentent de sensibiliser les opinions qui elles mêmes font plus ou moins pression sur les gouvernements. Elles devraient cependant veiller à mieux expliquer les enjeux, proposer d’avantage des directions d'évolution plutôt que de prôner le blocage ou le changement radical de fonctionnement au niveau de la planète :


            Le risque est de décrédibiliser, voir diaboliser l'idée de base même qu'elles souhaitent défendre. Certes, le monde n’est pas infini, il faut au plus tôt stopper cette croissance matérielle, mais nous ne pouvons nier que le tissus industriel dont nous profitons quotidiennement, ne peut être converti sur le champ sans dégâts sociaux importants. Il y a là un risque de panique majeure ...qui seraient aussitôt récupérée par les « conservateurs » du système actuel, en jouant sur les peurs de leurs électeurs. (Voir la puissance de lobbying des conservateurs américains lors des mandats de G.W.Bush par rapport à tout ce qui pouvait mettre en danger les économies lourdes traditionnelles, comme l'industrie du pétrole, de la mécanique...).

 Sous peine de perdre le temps que nous voudrions gagner, nous devons expliquer et convaincre, avant de « déclarer la guerre » à ces activités économiques malpropres certes, mais qui font vivre tant de nos concitoyens aujourd’hui.

 

L’idée que la croissance est indispensable à notre bonheur est trop fortement ancrée dans le monde pour que la décroissance ne soit pas avant tout perçue comme l’annonce du malheur, voire le crépuscule de l’humanité.

 

Avant de chercher à imposer la décroissance, il faut donc avant tout qu'une majorité de citoyens de la terre aie compris et intégré la finitude des ressources et le « piège » que l'on prépare à nos descendants...

 En quelque sorte, nous devons profiter de cette mondialisation économique subie pour acquérir une vision mondiale des enjeux de société, pour devenir enfin des « citoyens du monde » .


Le combat se situe donc au moins autant au niveau de la communication, de l’éducation des nouvelles générations et de la compréhension des enjeux par « les opinions publiques », que sur un plan politique.

C'est la clé pour une « économie durable » et surtout pour une « humanité durable.. »

Mais faisons vite...

 

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:34

Pourquoi tant parler de « l’actualité internationale », alors que tant de problèmes frappent à nos portes mêmes ? Pourquoi ne pourrions nous pas partir de la « microsociété locale » dans laquelle nous vivons (village, région ou nation ...), pour comprendre, discuter et agir dès maintenant  concrètement ?

 

A l’image d’un joueur d’échec, ne devons nous pas d’abord connaître globalement le « terrain » sur lequel nous évoluons, pour entrevoir les « stratégies gagnantes », et en déduire les actions locales ?

A l'image de la médecine chinoise (et de plus en plus de la médecine occidentale qui s’en inspire), ne doit on pas intégrer « l'être vivant » dans son ensemble pour soigner au mieux un mal aux symptômes locaux ?

 

Quelque soit le domaine de la politique dont on se préoccupe, il me parait important de garder à l’esprit la vision planétaire des phénomènes « dominants » à prendre en compte, et du lien étroit entre notre avenir et celui de l’ensemble des citoyens de la planète.

Seule une vision globale des ressources en eau de la terre et de la démographie mondiale à long terme permet d'estimer ce que peut être raisonnablement la consommation d'eau maximale par chaque citoyen… et la « population maximale » que la terre peut héberger (et dans quelles conditions ?). Cette très délicate question de la « population maximale » semble politiquement taboue, puisque jamais abordée par les responsables politiques quels qu’ils soient. C’est une question, qui reste encore du domaine de la socio-économie et de l’écologie (en tant que discipline scientifique), et donc traitée sur un plan scientifique et non politique.

Qu’attend-on, au sein de l’ONU, pour faire travailler ensembles les experts et scientifiques du monde entier sur cette question, pour à terme déboucher sur un début de politique démographique et écologique mondiale ?

 

Seule une vision globale du processus de fabrication de l’énergie ou d’un produit peut permettre de confirmer son caractère plus ou moins « écologique », au delà des phénomènes de mode.

Seule cette vision globale du monde peut permettre d'éviter de continuer à creuser le fossé Nord-Sud (n’est-ce pas d’ailleurs plutôt une « falaise » tellement les niveaux de vies et les préoccupations sont différentes ?), source de frustrations colossales et terreau fondamental du terrorisme mondial.

 

 

Nous, Français entre autres, prenons conscience de notre faible poids sur le plan international... et notre première réaction est la peur devant tous les « géants », géants économiques (USA), géants démographiques ( Inde, Chine) .. devant les plus rapides que nous (Corée....) ou devant les «instables» (Fédération de Russie, Afrique du Nord et centrale, Moyen Orient, Amérique du Sud...).

En résumé, nous savons plus ou moins consciemment que nous ne pouvons plus faire comme si nous étions seuls, à l'abri et autosuffisants.

 Nous faisons partie d'un ensemble (depuis longtemps) dont nous ne pouvons plus nous dissocier, et qui nous mènera là ou nous (citoyens d’Europe et du monde) le mènerons.

Pourtant, nos politiques s'inscrivent encore souvent dans un registre défensif sinon dans une tendance isolationniste (certains ne préconisent-ils pas une interdiction des délocalisations industrielles ?...).


La peur, c’est bien connu, est mauvaise conseillère, et réduit notre capacité à avoir une vision d'ensemble des phénomènes.

Même G Bush a été obligé de convenir que l'isolationnisme a ses limites (voir sa désapprobation vis à vis de la construction du mur en CisJordanie..) et son retour de boomerang (voir les dispositions prises lors du premier mandat GW Bush pour la protection de l’acier américain, suivi de la condamnation  des Etats Unis par la commission européenne).

 

Si nous ne comprenons pas ce que vivent les habitants des pays en crise (politique, économique, agricole..) et si nous ne nous en sentons pas réellement plus solidaire, nous resterons un pays ou un continent convoité, égoïste, terrain privilégié  de flux migratoires importants plus ou moins gérables (pour ne pas dire ingérables...) , et cible d’attentats d'extrémismes divers, et nous devrons continuer à vivre avec nos peurs…

 

Seule une prise de recul importante et la compréhension de ce que nous sommes et de ce qu’est « l’autre » peut nous permettre d’avoir moins peur et de prendre les bonnes décisions pour l’avenir, tout en faisant reculer l’agressivité entre les hommes.

 

Sur le plan écologique, si nous ne faisons pas honnêtement l’analyse de ce que la planète est capable de supporter en termes démographiques, et de l’impact de nos modes de vie sur son équilibre écologique, nous continuerons à construire un monde non viable, véritable bombe à retardement pour nos enfants et leurs descendants. L'opinion publique que nous sommes a propulsé la préservation de l'environnement dans le "top 3" de nos préoccupations en quelques années. Pourtant, ce début de prise de conscience prometteur tarde à se concrétiser tant il nous est difficile d'accorder le poids qu'il convient aux enjeux écologiques, tant il nous est difficile de mesurer ces "risques futurs" dont nous parlent les experts.

Il nous faut nous instruire, et prendre du recul... 

 

Cette nécessité de « voir globalement » n’implique pas qu’il soit impossible ou inutile d’agir au niveau local, d’un village voire d’un foyer. Au contraire, une meilleure vision de la complexité du monde, incite à être plus critique vis-à-vis de certaines propositions démagogiques apparemment d’ordre local (isolationnisme, replis sur soi, racismes, immigration zéro, «tout-tout-de-suite-pour-tout-le-monde... », recyclage « fictif » des ordures de plus en plus nombreuses, biocarburants, autres solutions miracles…), nous rend plus aptes à faire les bons choix dans la vie de tous les jour et nous responsabilise individuellement.

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