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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 09:33

Nous le savons, la recherche publique est moribonde et les grosses multinationales de la pharmacopée choisissent l’objet de leurs recherches avant tout en fonction de leurs débouchés commerciaux.

Ne serait-il pas souhaitable qu’un arbitrage public détermine les priorités de la recherche médicale en fonction de l’état de santé actuel et futur des populations, plutôt que quelques directeurs marketing intéressés par les seuls résultats de leur entreprise ?


Et si l’état n’est plus de taille à contrer les lobbies industriels (sans frontières), alors l’Europe doit probablement prendre en main cet arbitrage difficile.


Il faut aussi pour cela que nous, citoyens, ne nous laissions plus séduire par les discours nationalistes qui affaiblissent l’Europe en l’accusant de tous les maux.

 

Prenons un exemple :

Que penser de la recherche scientifique sur le clonage thérapeutique ? Comment ne pas être fasciné par la perspective de pouvoir disposer d’organes de rechange issus de cellules prélevées sur notre propre organisme ? (Plus de risque de rejet ni de problème d’attente de donneurs rares...)

Mais comment ne pas se poser la question de la valeur d’un embryon (première étape de la vie d’un individu) auquel on aurait donné la vie uniquement pour lui prélever des cellules ?

Comment ne pas craindre les dérives de docteurs Fol amour qui tenteraient et réussiraient probablement à cloner un individu à des fins non thérapeutiques ?

 

A travers cet exemple, on voit bien les dimensions stratégiques et éthiques de la recherche médicale qui ne peut et ne doit pas être guidée par des intérêts financiers.

Toutes les compétences philosophiques, scientifiques et politiques doivent être sollicitées pour évaluer au préalable la portée de telles technologies.

Cependant, la décision qui reviendra aux responsables politiques de nos démocraties devra être soutenue par une majorité de citoyens avertis, impliqués eux-mêmes dans ce débat. Cela ne peut être uniquement l’œuvre d’experts...

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 11:20

Nous devons admettre que la population française, européenne et un jour mondiale est vieillissante (ce sera une des conséquences de l’inévitable stagnation de la croissance démographique à terme), et que les progrès de la médecine s'accompagnent d'outils performants mais coûteux.

Le budget de la santé va donc prendre une part croissante dans le budget total de la nation. De ce fait, ne doit-il pas faire l’objet de plus de transparence ?

 

En France, 5% des malades utilisent environ 60% du budget de l'assurance maladie soit 20 000 € chacun par an.

Comment sont utilisés ces 60 % ? A qui sont consacrés les 40 % restants ?

Combien de citoyens parmi nous peuvent répondre même grossièrement à ces questions ?

Serions nous incapables d’avoir une opinion sur la question ?

Pourtant, citoyens, futurs patients (un jour ou l’autre) et contribuables, nous sommes triplement concernés, et le serons de plus en plus.

 

N'y a-t-il pas à se poser publiquement et régulièrement la question de la répartition  des ressources entre médecine ambulatoire, parfois de confort, et pathologies lourdes , qui un jour ou l'autre concernera probablement chacun d'entre nous ?

De même, la médecine « courante » doit-elle se contenter de « restes du budget » ?

Qu’en est-il de la qualité de service ? Est-elle en progression ou en régression ?

 

Ces questions ne devraient-elles pas être publiques et non seulement confiées à une discrète voire obscure « direction administrative de la santé » du pays ?



Un rapport d’activité qualitatif et quantitatif, accessible à tout citoyen ne devrait-il pas être publié chaque année, plutôt qu’une désespérante et simple évaluation chiffrée du déficit de l’assurance maladie ?


 

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 05:34

Pourquoi tolère-t-on des décennies entières que l'état soit un des plus grands empoisonneurs de la santé publique en tant que fabriquant monopolistique de tabac ?

 

Pourquoi met-on tant de temps à dépolluer les sites amiantés comme l’université de Jussieu, alors que des gens continuent à y travailler quotidiennement, et que l'on sait qu'une proportion de ces gens développera un cancer lié à cette pollution ?

 


C'est une évidence, l’argent est indirectement la cause de ces divers scandales. A un moment donné, des « décideurs » ont jugé que le coût pour « plus de santé » était trop important, et qu’il était préférable de ne rien faire !

 

 Ces « décideurs » qui ne décident pas sont d’autant plus à l’abris que nous citoyens, ne connaissons pas suffisamment le fonctionnement des institutions, des lois, des règlements, des mécanismes financiers, mais aussi des résultats des recherches scientifiques sur les liens entre santé et conditions de vie ou conditions de travail.

 

Notre devoir n'est il donc pas là encore de développer autant que possible notre compétence pour bien assumer notre rôle de citoyen, et pour obliger les décideurs à décider plus justement et plus rapidement ?



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Published by yl74 - dans Santé
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 11:06
Si l’on trouve logique de doser le taux de remboursement des médicaments en fonction de leur efficacité, ne serait-il pas également logique de promouvoir des modes de vies permettant de nous mettre à l’abri d’un certain nombre de maladies chroniques ?

Par exemple, le financement jusqu'à la gratuité totale pour le pratiquant d’activités sportives douces (telles que le yoga, la natation…) n’irait il pas dans le sens d’une diminution spontanée de nombreuses maladies (cardiovasculaires, psychologiques...) liées à une hygiène de vie médiocre...?

 

Ne serait-il pas également logique de taxer différemment les produits alimentaires en fonction de leur contribution à une alimentation équilibrée ? Ainsi, les sodas trop sucrés, les barres « coupe faims », les plats industriels salés, les charcuteries trop grasses et salées, ne devraient-ils pas être logiquement plus taxés que les fruits légumes et autres céréales ?...

Ne serait-ce pas là une composante importante d’une politique de prévention efficace ?

 

Par ailleurs, ne peut-on pas « facilement » développer la prévention au travers des cours de sciences naturelles , dès la primaire et bien sûr au collège, à l’âge où les mauvaises habitudes alimentaires ne sont pas encore trop profondément installées ? Ce qui est fait aujourd’hui en la matière n’est-il pas trop modeste ?

 

Afin de toucher l'ensemble de la population, pourquoi ne pas «réquisitionner » 5mn par jour dans tous les médias audiovisuels au profit de la prévention, pour faire (un peu) contrepoids à la colossale force de frappe publicitaire des industriels de la « malbouffe »?

 Ne serait-ce pas plus efficace que les discrètes mentions obligatoires du type « à consommer avec modération »  ou « pour votre santé, faites du sport… » ?

 

Enfin, la médecine reconnaît de plus en plus l'influence de l'activité sociale des individus sur leur propre santé. Dans le même temps, nous constatons que la France est le plus gros consommateur de psychotropes, et que c'est aussi (les français eux même le disent) un pays ou l'individualisme est poussé très loin…

N’y a t il pas là une piste trop longtemps négligée ? La santé ne passerait-elle pas aussi par une plus grande ouverture aux autres, un peu plus d'altruisme ?

Et de façon réciproque, une meilleure hygiène de vie (au sens le plus large qui soit), en faisant tomber quantités de maladies « modernes », ne nous permettrait-elle pas de libérer de l’énergie au profit « des autres », ceux qui en on le plus besoin… ?
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 18:56

Nous l’avons dit précédemment, le budget de la santé est toujours à la fois insuffisant et discutable.

 

Qu’en est-il des ressources de ce budget ?

Si l'on convient qu'une prise en charge de la santé publique par la collectivité est logique et souhaitable,  la CSG semble être un mode de financement parmi les moins imparfaits, du fait de son assiette élargie à l’ensemble des revenus. La CSG est par ailleurs facilement ajustable en fonction de l'évolution du besoin de financement.

 

Par ailleurs, le budget de la santé étant nécessairement limité, il est de bon sens de limiter d’éventuelles dérives du type accumulation abusive de consultations,  consommation excessive et systématique de médicaments, en apparence gratuits,  interventions chirurgicales inutiles ou abusives, marges excessives des industries pharmaceutiques…

 

De ce point de vue, on sait la puissance des lobbies de médecins et des lobbies industriels et leur influence sur la sphère politique. Ces influences proches de la corruption doivent faire l’objet de notre attention, nous citoyens, et bien sûr de nos représentants, de sorte qu’elles ne puissent pas s’installer dans la démocratie comme un phénomène normal et acceptable.

En effet, ces lobbies ne défendent en aucun cas l’intérêt collectif.

 

La réforme de notre système de santé, même s’il est jugé parmi les moins mauvais de la planète, ne pourrait-elle pas s’appuyer avantageusement sur l’analyse des systèmes de nos voisins ?

 

 Parmi les pays relativement exemplaires pour leur politique de santé, citons ici la Suède qui garantit une prise en charge complète des soins de grande qualité, une assurance maladie sans déficit, mais ne laisse pas autant de liberté au patient dans le choix des médecins et interdit les multi consultations abusives.



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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 10:48
Aucun doute, la santé est notre bien le plus précieux, tant il est vrai qu’une vie en bonne santé est un des plus grands cadeaux que nous puissions recevoir, mais également parce que de nombreuses maladies sont encore incurables quelque soit les moyens mis en œuvre. Dans ces cas là, toute la fortune du monde est vaine.

 

La santé, à l'instar de la vie, n'aurait donc pas de prix ?  Cela semble vrai ...et faux à la fois.

 

Nous sommes prêts à dépenser des millions pour sauver une vie en danger, sous les feux des médias, (un spéléo accidenté et bloqué à 500 m sous terre, un otage dans un pays en révolution...).

Par ailleurs, des milliers de morts (et le lot de souffrances qui va avec) pourraient être évitées par une prévention digne de se nom : pourquoi le tabagisme est la première cause de mortalité des Hommes avant 65 ans ? Avec plus de 10.000 morts par ans ? pourquoi plus d'une adolescente sur deux fume régulièrement si ce n'est à cause du coté discret ou trop abstrait de la prévention ?

 

Quantités d’autres morts et de souffrances pourraient également être évitées « en mettant les moyens » : Matériels de diagnostic, infirmières et médecins mieux formés, urgences encore plus réactives, généralisation d'une formation de secourisme à l'ensemble des citoyens...

On voit donc bien que les questions de moyens et de compétences n'y sont pas étrangères, et que « si on voulait, on pourrait... »

 

La santé et donc la vie ont donc un prix, dans notre société (comme probablement dans toute autre).

Leur prix correspond donc au budget (public et privé) qu’on lui attribue, qui par définition ne peut être que limité, même si on peut regretter qu'il ne représente pas une part plus élevée du budget d'une nation, notamment au travers le développement d’un vrai programme de prévention global et ambitieux.


 

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