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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 09:40

4732772454_94ec943f92.jpgJ'ai été frappé par la monotonie des slogans entendus lors des manifestation de jeudi 24 juin dernier.

La plupart portaient sur la défense absolue de la retraite à 60 ans.


Nous rendons-nous bien compte que, si l'on admet que l'espérance de vie continue à progresser, notre exigence de retraite à 60 ans ne feraient que charger la barque de nos propres enfants, futurs salariés mis à contribution dans les décennies à venir.

Je n'ai pas envie que  mes enfants aient encore plus de mal à vivre que nous même aujourd'hui.

Je n'ai pas envie d'une société où la moitié des individus désoeuvrés regarderaient l'autre moitié crouler sous le stress d'un travail de moins en moins sensé.



J'aurais par contre aimé entendre plus de slogans sur l'injustice d'une réforme mettant si peu à contribution les revenus de la finance.

J'aurais aimé que l'on se rappelle que la crise actuelle à pour cause la folie des spéculateurs et financiers cupides, que cette crise est une autre cause majeure de déséquilibre du régime de retraite, qu'il serait logique, sain et juste que ces incendiaires soient significativement mis à contribution, autrement que par un symbolique accroissement   d'imposition sur les revenus financiers et la tranche haute de l'impôt sur le revenu.


J'aurais aimé que l'on fit preuve tout autant de lucidité et d'esprit de justice.


Bref, j'aurais aimé que nous ne nous trompions pas de cible.

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 11:50

Si comme nous l’avons dit précédemment il est bon et logique de privilégier la production régionale et l'économie locale, serait-il logique d’exiger que tout « le social » provienne intégralement de l'état central ?

Serait-ce le souci d'égalité sur le territoire qui nous empêcherait de tester et mettre en oeuvre des bonnes initiatives locales, sous prétexte qu'elles ne seraient pas immédiatement applicables à tout le territoire ?

Je ne veux pas ici seulement rappeler la nécessité d’une décentralisation équilibrée des pouvoirs, mais plutôt nous interroger sur le rôle des derniers maillons de solidarité que constituent la famille et l’individu.

Quel est aujourd'hui le rôle de la famille dans l'indispensable solidarité entre individus et entre générations ? (Rôle autrefois majeur...)

 

Prenons conscience de notre condition d'individu propre, autant que de rouage de la société, rouage au sens « acteur » et non engrenage d'une machine économique.

Etant un rouage, nous avons donc une responsabilité individuelle. C'est aussi ce qui constitue l'individu (Peut on « être » sans responsabilité ?)

Les dysfonctionnements d'une société démocratique ne peuvent donc être assumés uniquement par les élus et l’organisation de cette société.

 

Que nous soyons aujourd'hui privilégié ou « oublié de la société », quelles sont nos responsabilités ? Nous devons nous poser cette question sans culpabilité, avec la volonté d’agir au quotidien sur ce qui est à notre portée, à commencer par la famille, mais aussi notre voisinage proche.

 

Chacun peut et doit entrer dans une dynamique de prise de conscience, analyse des lignes du possible, et actions pour soi, pour un parent, un voisin, ou pour la collectivité du monde...

Dans un telle philosophie d’être et de pensée, la canicule de 2003 n'aurait elle pas pris une autre tournure ? Les élections ne seraient-elles pas moins démagogiques ? Les gouvernants ne seraient ils pas obligés à plus d'honnêteté dans le discours et l'action ? Les accidents sur la route seraient-ils aussi nombreux ? Y aurait-il 50 % de jeunes fumeurs ?...

 

Peut être « l'individualisme collectif » diagnostiqué par de nombreux sociologues, n'est il qu'une autre image de cette perte d'ancrage dans la réalité, de la notion de responsabilité individuelle ?

 

Considérons le réel dénuement de populations abandonnées à la fois par l'humanité riche et par les gouvernements impuissants ou corrompus, ou sans le courage suffisant pour engager les travaux de fondation nécessaires.

Considérons le ridicule de nos préoccupations de consommateurs, de salariés, de contribuables, de rentiers, de futurs retraités, de responsable, de corporation ou de chef d'entreprise devant celles d'une famille du tiers monde, trop nombreuse et sans moyens pour se battre, pour seulement vivre et non survivre...

 

Ne perdons pas ce ridicule de vue et imprimons le dans la conscience collective d'aujourd'hui et de demain, sans culpabilité, en le révélant simplement et honnêtement à nos enfants.

Si nous n’arrivons pas nous même à engager le bon virage, nos enfants seront ainsi dans de meilleures dispositions psychologiques et humaines pour le prendre.

 

Ici comme ailleurs, l’ignorance et l'indifférence collective, notre propre indifférence est le frein principal à tout changement, bien plus que telle ou telle institution trop timorée ou impuissante (ONU, gouvernements, fédérations...)

Dans un système démocratique, la responsabilité du citoyen reste entière, par ses possibilités d’agir dans sur son propre environnement, mais aussi à travers la pression (sous des formes diverses) qu'il imprime ou non sur ces gouvernants. Voyons dans l'actualité la dépendance de nos gouvernants à l'opinion publique exprimée.

Il nous revient d’agir d'exprimer notre opinion contre les injustices sidérales, et non exclusivement contre toutes les tentatives de micro réformes malmenant ponctuellement et en surface nos petites corporations respectives.

 

Tôt ou tard, ces injustices viendront sur notre propre territoire et dans notre quotidien perturber notre apparente quiétude.

L'homme ne peut et ne sera jamais réellement heureux seul, sans « les autres » et encore moins au dépend « des autres »...et c'est bien ainsi.


Face cachée...

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 12:19
Est-il possible à la fois de faire du social tout en reconnaissant ceux qui font plus d’efforts ?

Ne serait-ce pas justice que d'encourager ceux qui s'efforcent d'améliorer eux même leur situation, ou ceux qui participent plus activement au bien collectif ?

Serait-ce contradictoire avec la notion de social ?

N’y a-t-il pas un risque de perversion à considérer de façon égale les « passifs » et les « actifs » ? Ce social là ne contiendrait-il pas au contraire une profonde injustice ?

 

Par ailleurs, une société structurée implique des fonctions à fortes responsabilités exigeant des compétences parfois rares et une quantité de travail importante, que tout citoyen ne peut ou ne souhaite pas assumer.

Si ces fonctions ne doivent pas être synonymes de privilèges, on peut difficilement imaginer qu'elles ne méritent pas une reconnaissance spécifique. La construction de toute société ne semble pas aller sans une forme de reconnaissance des individus consacrant leur énergie (parfois leur vie) à organiser ou améliorer la vie des autres.

Les tentatives de « communisme pur » ont montré les limites d'un système niant cette hiérarchie sociale, tout en créant pour les besoins de son propre fonctionnement une hiérarchie souvent injuste et rigide à l’opposé de la démocratie.

 

Au passage, rappelons la notion « d'ascenseur social », souvent invoquée par les politiciens, qui devrait symboliser les mécanismes permettant à tout individu capable d'accéder à des fonctions à responsabilités. En réalité, « l’ascenseur social » traduit plus une opportunité d’enrichissement personnel ( par tous les moyens…) tant la réussite sociale passe aujourd’hui par la possession !

 

Si nous acceptons comme justifiée une certaine reconnaissance du mérite de chacun, il reste à déterminer les écarts acceptables dans les traitements accordés à chaque fonction sociale, « depuis la base jusqu’au sommet ».

Cette réflexion n’apparaît pas explicitement dans les débats politiques ; Ne présenterait-t-elle pas un coté tabou ?

 

L'aborder signifie d'une part reconnaître que certains responsables ou dirigeants sont rémunérés aujourd’hui à des niveaux « incompréhensibles » et de plus en plus indécents aux yeux de la majorité des citoyens.

 

Cela signifie également pour l'individu assumant une fonction sans responsabilité particulière, de reconnaître l'équité d'une telle échelle de traitement sans se laisser entraîner par un discours démagogique développant les frustrations et la négation du mérite individuel.

 

Cela signifie également faire redescendre sur terre les vedettes du show-biz et du sport quasiment déifiées par et pour l'économie qu'elle génère a travers la puissance multiplicatrice des médias.

 

On voit que le sujet n'est pas tabou pour rien…

Pourtant, tout en reconnaissant la notion de « mérite », il me parait indispensable de s'accorder sur un « écart maximal de revenus, acceptable » pour la majorité des citoyens.

Ce serait une action majeure de régulation de la société, et c'est de la responsabilité des élus et de l'état de proposer et d'entériner en toute transparence un tel principe.

 

Une société capable d'un tel consensus ferait un pas de géant vers plus de maturité et de sérénité en sortant de l'ère du corporatisme, réservant son énergie revendicatrice et constructrice pour des projets réellement au service de l'humanité tout entière.

Là encore, aujourd’hui, pas de révolution possible car aussitôt étouffée dans l'oeuf par la puissance des forces économiques en jeu, quand ce ne sont pas les députés frileux ou conservateurs qui protègent leur propres privilèges…

 

Tout en acceptant honnêtement de reconnaître le mérite de chacun, à nous citoyens d’exiger un pas significatif vers plus d’équité et de décence.

A chaque génération sa contribution à la réduction de ce gouffre entre « étouffants sous les reconnaissances et l’abondance » et «souffrants de n'avoir (et parfois de n’être) rien ».

MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 18:42

Il est de bon ton dans certains milieux socio professionnels, de « penser à droite », dans d’autres milieux de « penser à gauche »…

Essayons de penser simplement avec un peu de bon sens la notion de flexibilité du travail.

 

Il est certain que la flexibilité induit plus de précarité si elle n'est pas accompagnée de mécanismes compensatoires.

Mais posons nous la question de l’origine de ce « besoin de flexibilité » en repartant du besoin final, celui du consommateur ou de l'usager d'un service.

 

Clairement, nos besoins souvent artificiels, évoluent au fil des ans (modes, évolutions de modes de vie, ruptures technologiques créant de nouveaux besoins tels les téléphones portables, les moteurs à injection … souvent au dépend d'autres secteurs d'activité plus anciens) ou de manière saisonnière (consommation de crèmes glacées, besoin en accessoires de loisirs d’extérieur, activités touristiques...).

A partir de ce constat, on voit qu'il n'y a aucune raison pour que ces variations importantes de la demande ne se traduisent pas par des variations tout aussi importantes au niveau de l'activité des entreprises.

 

Une des conditions pour qu'une entreprise ne disparaisse pas (tant que nous sommes dans un système d'échanges économiques mondiaux) est qu'elle soit capable de s'adapter à ces variations, soit en ayant des activités complémentaires (ce qui n'est pas toujours possible), soit en faisant preuve dans son organisation et son fonctionnement d'autant d’ « adaptabilité ».

 

Si nous admettons ce besoin d’adaptabilité en même temps que notre besoin de sécurité, nous devons chercher des solutions pour concilier flexibilité et sécurité, et concevoir une politique du travail à la fois flexible pour s'adapter aux besoins (qui eux ne se dictent pas) et réduisant voire supprimant la précarité (Par exemple en développant considérablement les moyens de formation et de transport pour élargir le champ fonctionnel et géographique possible pour chaque salarié).

En parallèle, peut-être pourrions-nous penser à valoriser les parcours professionnels variés, aujourd’hui plus subis que voulus, et finalement peu recherchés à tord (car c’est bien une richesse pour le salarié comme pour l’entreprise), par les recruteurs souvent à la recherche du spécialiste idéal immédiatement opérationnel.

 

Le problème n'est donc pas de se battre contre la flexibilité (ce qui reviendrait à se battre contre le vent, ou à cesser de courir sans cesse après de nouveaux besoins), mais bien de se battre contre l'insécurité sociale ou la précarité en apportant de vrais moyens de reconversion aux salariés et en en leur laissant le temps de s'adapter à de nouveaux emplois possibles.


 

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 12:33
« Faire du social » dans une entreprise signifie, en termes simplifiés, « se préoccuper de l’individu». Pour un cadre, « faire du social » n’est généralement pas encouragé par les directions générales, tant le dictat de la rentabilité financière est puissant.

 

Par ailleurs, toute action visant à améliorer les conditions d’une catégorie de salarié ou à aider une personne plus ou moins en difficulté , peut créer un précédent utilisé par les syndicats comme base de revendication dans des négociations collectives futures. Les employeurs sont donc très attentifs à ne pas créer ce genre de précédents…

 

Si il est vrai qu’une gestion trop « légère » du personnel peut mettre en péril la pérennité de l’entreprise, il est également vrai qu’un patron prenant honnêtement en considération les difficultés de ses salariés sera reconnu et son entreprise bénéficiera en retour d’une motivation particulière et d’une meilleure performance de ces même salariés.

 

L’équilibre entre « social » et « gestion rigoureuse » est délicat à trouver, et de plus, comme en politique où la « vie des partis » occulte souvent les débats sur le fond, les discussions sont biaisées par certains syndicats démagogiques plus concernés par le développement de leur propre influence et de leurs effectifs que par la recherche du « meilleur équilibre ».

 Par ailleurs, un certain nombre de patrons focalisés sur la rentabilité à court terme oublient de prendre en considération le facteur humain, pourtant première ressource de leur entreprise dans un grand nombre de cas.

 

Répétons encore que nous ne pouvons pas déconnecter le « social d'un pays » du « social de la planète ».

 La question sociale n'est plus, depuis longtemps, seulement nationale ou européenne.

 

Les échanges internationaux existant de fait, nous sommes qu’on le veuille ou non en compétition avec des pays au niveau de vie bien plus faible.

Les consommateurs (chacun d'entre nous) étant peu disposés à payer un produit manufacturé 2 ou 3 fois plus cher à qualité équivalente pour la satisfaction d'avoir acheté « occidental », nous sommes donc dans l'obligation d'être compétitifs, ou de déserter un certain nombre de secteurs à fort taux de main d'oeuvre, tout en cherchant des secteurs à plus fort contenu technologiques, là où nos formations sont utilisées et où nos salaires relativement élevés peuvent être « amortis ».

Cette « logique » peut tenir : elle permet à la fois aux pays pauvres de se développer, tout en nous permettant de réorienter notre économie, au rythme ou la formation continue et le passage de relais entre génération l'autorise.

 

Ce raisonnement est avant tout « économique »,  mais rien n’empêche d’envisager en parallèle une politique sociale mondiale, visant à harmoniser dans la durée, les niveaux de vie (et les pouvoirs d'achat) sur la planète.

A nous, citoyens du monde, de promouvoir cette idée, de façon à ce que « le social » ne soit plus considéré comme un « gros mot » dans les entreprises…



MAIS QUE PUIS-JE FAIRE, moi, simple citoyen ?


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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 19:34
C’est un concept très courant dans les négociations entre employeurs et employés, privés ou publics.

En tant que salarié, je ne souhaite bien sûr pas perdre en niveau et qualité de vie, et je ne suis pas fâché d’avoir plus de « temps libre » que les générations précédentes n’en ont eu !

 

Mais quel est le sens d’une bataille pour préserver coûte que coûte des acquis qui ne se justifient plus dans certains cas (prime de pénibilité pour un poste rendu insonorisé ou climatisé ou mécaniquement assisté…) ou que la société n’est plus en mesure d’offrir (retraite après 38 ans de cotisations avec une population à 50 % « inactive » si l’on compte les - de 20 ans et les + de 60 ans, du fait de l’allongement de la durée de vie)...

 

Dans un certain nombre de cas , la négociation d’un avantage acquis ne cache-t-elle pas une injustice sociale, du fait que cet avantage (qui trouvait sa justification à une époque) ne concerne qu’une minorité au sein d’une population d’actifs aujourd’hui plus homogène en termes d’exigences ou de pénibilité ?

 

Bien évidemment, idéalement, l’ajustement « par le haut » est souhaitable.

Mais est-il toujours possible ? Est-ce que la préservation des avantages acquis au niveau d’une corporation est « un absolu » ? Probablement pas pour trois raisons :

 

            -L’intérêt collectif de la société actuelle et future peut être contradictoire avec ces choix issus du passé.

            -Nous sommes (encore et pour un certain temps ?) dans une économie mondiale et autorisant la libre concurrence, ce qui rend les entreprises productrices de biens ou de services dans l’obligation de rester relativement compétitives.

             - Qu’est-ce qu’un avantage acquis qui ne serait ou ne pourrait pas être partagé si ce n’est un privilège ?

 

Pour les services publics, la question peut être différente puisque l’Etat à l’obligation de les assurer et doit mettre les moyens adéquats en regard des besoins. Il s’agit donc là plus d’une question de dimensionnement du budget de l’état (donc des impôts prélevés sur les flux économiques essentiellement privés) et de la répartition de ce budget entre toutes les fonctions publiques.

A supposer par exemple qu’une fonction publique fasse l’objet d’une difficulté conjoncturelle de recrutement, il paraîtrait bien normal que l’état essaye de rendre plus attractif la fonction par des « avantages spécifiques » justifiés et bien choisis.

A titre d’exemple, s’il est difficile de recruter des infirmières et médecins en hôpitaux publics, il faut réévaluer d’une façon ou d’une autre ces postes par rapport aux conditions offertes dans les structures privées.

 

Mais de façon générale, dans tous les cas de négociation entre employeur et employés, n’est-il pas plus équitable de se battre avant tout pour une meilleure répartition des masses salariales ou des richesses, que pour la préservation à tous prix d’avantages corporatistes non généralisables ?


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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 17:44

Ils sont nombreux en France : RMI, RSA, CMU, assurance chômage, assurance maladie...et chaque gouvernement invente le sien…, mais constatons qu’ils sont plus tournés vers le curatif (traitement de la misère sous toutes ses formes) que vers le préventif.

 

Est-ce là le symbole d’une société aboutie, mûre et épanouie ?

 

Ne peut-on pas imaginer une société où les moyens mis en œuvre pour prévenir les problèmes soient supérieurs aux moyens pour traiter la misère existante ?

 

Prenons deux exemples : l’assurance chômage et l’assurance maladie.

 

L’assurance chômage est bien une institution tout à fait utile, dans la mesure ou elle amortit les chocs liés à des mutations de l'économie et de l'emploi. Sur un plan individuel, il devrait permettre d’assurer la transition entre deux situations d'emplois, en intégrant des temps de recherche, formation ...etc.

 

Mais que dire de ce même chômage qui « paye des gens capables » à ne rien faire, alors que le pays ne manque pas de tâches préventives d' intérêt collectif non prises en compte aujourd'hui ? (Par exemple le colossal débroussaillage des forêts fort utile à la limitation de l'étendue des incendies, l’encadrement des adolescents autour d'activités sportives ou culturelles ? les besoins en personnels para médicaux dans les hôpitaux, dans les maisons de convalescence ou de retraite, à domicile, les besoins en accompagnement des enfants en difficultés scolaires, la formation continue pour les salariés menacés par les baisses d’activité …etc..).

 

Si des associations fournissent bénévolement un travail indispensable dans ces domaines, n’est-ce pas le sens d’une société de s’organiser par tous les moyens (surtout préventifs) pour que la sécurité et la solidarité de ses citoyens soit assurée au mieux en impliquant toutes les ressources disponibles ?

 

Si nous essayons de regarder la situation d'un « oeil extérieur et neuf », il semble que nous soyons prisonniers du principe de spécialisation des métiers (j'ai été formé pour « ça », et pas pour autre chose..) accompagnée d'une dévalorisation des tâches basiques pourtant indispensables finalement accessibles à la plupart d’entre nous en terme de compétence, mais parfois relativement « dures » à vivre , donc « pas faites pour moi »...

 

Bien entendu, il ne s’agirait pas de forcer les personnes à assumer un travail contre leur gré sans qu’ils aient assimilé l’importance collective de leur tâche en apparence secondaire (l’histoire montre quelques exemples peu souhaitables de « chômage zéro » obtenu par des régimes totalitaires…)

Mais quelques soient les compétences d'un individu, il semble préférable qu’une période de transition entre deux emplois bien adaptés au profil de la personne (formation, affinités, expérience …) ne soit pas une mise en marge (même « subventionnée ») de la société.

 

Pour l’individu, les effets pervers d’une « inactivité subventionnée », on le sait, sont nombreux (psychologiques, sociaux, économiques) alors qu’une période de transition mise à profit à la fois pour compléter sa formation (ou se former entièrement dans un tout nouveau domaine), faire un bilan des compétences tout en  agissant à temps partiel pour la collectivité (toujours prioritairement dans la prévention) en rencontrant des personnes de tous horizons (nous aurions là une opportunité d’un vrai « brassage social »), parait plus chargée de sens.

 

Bien évidemment, les ANPE doivent encore s’améliorer pour que la chasse à l’emploi soit la plus facile et la moins coûteuse possible (financièrement et en temps) pour tout chercheur d’emploi, et l’offre de formations doit réellement être étoffée et correctement prise en charge par la société.

D’ailleurs, de nombreux chômeurs ne seraient-ils pas eux-mêmes capables et intéressés pour devenir formateurs ?

 

Par ailleurs, nous devons être plus performants dans la prévision et la formation des futurs métiers (voir article à venir sur l’Education) de façon à éviter les pénuries dans certains domaines et un chômage important dans d’autre...

La mise en place de nouvelles formations doit également plus rapide, dès la perception d’un déficit en compétence décelé pour les années à venir.

 

Afin de sortir le chômage de sa dimension cauchemardesque (car le chômage est bien aujourd’hui de l’ordre du cauchemar…), dans le même esprit qu’un « service civil » (qui concernerait toutes les couches sociales), on voit bien qu’une réflexion pourrait être menée pour inscrire enfin le chômage dans une dynamique positive, préventive et constructive pour chaque individu et pour le pays.

 


L’assurance maladie : On connaît l’ampleur du gouffre financier constitué année après année par cet outil social. Sans entrer dans la complexité de ce dossier, nous pouvons simplement constater le montant dérisoire des fonds investis réellement dans la prévention des maladies, par rapport aux fonds dépensés en traitement curatif des maladies .

Pourtant, on sait clairement les principales causes des maladies longues et souvent mortelles les plus fréquentes en occident (tabac, alcool, alimentation...).

 

Et d’une façon plus générale, ne pourrions nous pas décider de mener au moins la moitié des actions sociales et de santé dans le domaine de l’éducation, de l’information et de la prévention ?(voir articles à venir sur la Santé et l’Education).

 

Peut-être nous apercevrions-nous alors que les budgets supplémentaires consacrés à la prévention seraient largement compensés par la baisse des « coûts curatifs ».

 

Cela nous amènerait également à constater que l’éducation et les médias ne jouent pas pleinement leur rôle dans le combat pour une société (et une vie) plus sereine, avec moins de misère...

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 18:59
« Social » ? Qu’est-ce qu’ « un problème social » ? Qu’appelle-t-on « affaires sociales » aujourd’hui ?

 « Faire du social » n’est-il pas simplement une façon d’arbitrer entre plus ou moins « nantis » en donnant la priorité aux personnes les plus en difficultés, tant il est vrai que pour aider les personnes en difficultés, il est logique de faire appel aux personnes les plus confortablement installés dans la vie, les plus aisées ?

Il semble en tout cas que ce soit le symbole archétypal de la différence droite gauche, en réalité plus symbolique et idéologique que réelle en Europe. On constate par exemple à quel point il est difficile de distinguer une « gauche anglaise » d’une « droite française » sur le plan « social »...

 

Il semble que la gauche se caractérise par une recherche d’égalité dans les traitements, développant une logique voire des automatismes d’assistance aux plus faibles, au risque parfois de générer une déresponsabilisation d’une partie des citoyens (qu’il s’agisse des plus faibles eux-mêmes, mais aussi des proches ou des voisins capables potentiellement d’apporter leur aide dans leur environnement ).

Si la solidarité est une valeur clé pour une société en bonne santé, cette perte de conscience de nos propres responsabilités est un des dangers qui menace la démocratie, que ce soit à l’échelle locale d’un quartier, à l’échelle d’un pays ou de la planète.

Cette déresponsabilisation du citoyen ne conduit-elle pas à l’extrême jusqu’à une perte de sa dignité d’être humain en lui retirant partiellement sa capacité à choisir son destin et son implication dans la société ?

 

Par ailleurs, la Droite semble privilégier l’initiative et la responsabilité personnelle, défendant plutôt la notion relative et toujours discutable de rémunération au mérite, à celle d’équité dans les traitements.

Cette vision semble coïncider avec l’orientation libérale de l’économie mondiale et diminue l’espoir de voir réduire les inégalités gigantesques de part le monde.

Mais où est la cohérence d'un gouvernement qui chercherait à diminuer la souffrance d'un peuple, sans chercher à freiner cette guerre mondiale économique, à la fois provoquée et subie par tous les citoyens de la planète ?

 

Autrement dit, avant de définir les moyens pour régler les problèmes sociaux dans notre pays, ne doit-on pas reconnaître que les déséquilibres sociaux planétaires participent aux déséquilibres nationaux et locaux ?

 

Si les 3/4 de la population mondiale sont privés d’un minimum de justice sociale, comment ne pas comprendre que cette population utilise toutes les « armes économiques » accessibles pour conquérir ce que nous pourrions leur accorder dans un esprit de coopération et du respect des intérêts mutuels : exportations de marchandises à prix cassés vers l’occident, immigration clandestine... (Voir De l'économie de marché...à "l'économie violente" )

 

Dans tous les cas, les problèmes sociaux sont bien le reflet de nos égoïsmes individuels et collectifs, locaux et internationaux : Est-ce promouvoir la justice sociale que de développer le confort de vie pour ¼ de la population mondiale, quand les ¾ s’enfoncent sous le seuil de pauvreté ?


 

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