Tout ne va pas bien sur la planète, certes, mais que puis-je faire, moi simple citoyen ? D'abord, analyser un peu pour me faire une opinion, puis choisir un moyen d'agir... car il y en a ! Vous verrez que la simple conscience du pouvoir de changer même modestement les choses rend optimiste ! L'espoir est là et le bonheur n'est pas si loin...!
Il le faut.
Les actualités ne nous y invitent qu'à moitié, emplies d'un tourbillon de drames humains, économiques, et de leurs cortèges d'annonces gouvernementales en réaction immédiate à l’évènement. Pour nous rassurer ? Pour nous convaincre que tout sera fait pour redresser la barre au mieux , que les solutions adoptées seront bien les plus respectueuses de l’intérêt collectif et que seul l’Etat est capable de nous tracer un meilleur avenir ?
A moins que…
Ne cherche-t-on pas à nous convaincre que la crise est due à un dérapage incontrôlé de quelques « responsables irresponsables » et que l’ordre antérieur doit être retrouvé au plus tôt ? que tout redevienne « comme avant » ?
Le plan anti-crise ne vient-il pas soutenir les piliers traditionnels de l’économie ? la finance, l’industrie automobile, aéronautique, la consommation…
Pourtant, si il y a bien eu dérapage, on ne peut considérer que seuls quelques financiers en soient responsables.
Nos politiques, nos élus, parfois aveugles, parfois complices, ont laissé les règles financières se complexifier, les critères de performance imposés par quelques théoriciens nous diriger, et forcé le « monde réel », à marcher sur la tête.
Et nous avons marché sur la tête, couru même…Nos parents, nous, nos enfants maintenant…
N’avons nous pas consommé plus que joué notre rôle de citoyen, hypnotisés par la machine « marketing » ?
N’avons-nous pas trouvé confortable de dire si souvent « on n’y peut rien…on n’est pas aux manettes… »
N’avons-nous pas fait l’autruche en nous saoulant de produits asiatiques à moitié utiles, tout en déplorant la perte de nos emplois ?
N’avons-nous pas oublié de nous interroger sur ce que nous mangeons…et sur la manière dont c’était produit ?
N’avons-nous pas joué inconsidérément avec l’énergie ou avec l’eau servies en abondance ?
Et surtout…, n’avons-nous pas quotidiennement oublié que 90 % de la population mondiale n’avait pas accès à notre qualité de vie ?
Comment avons-nous pu imaginer qu’un tel degré d’inégalité puisse ne pas déboucher sur des désespoirs infinis, des tensions, des crises et des guerres, de plus en plus proches de nous, de notre territoire, de notre quotidien ?
Ainsi donc, doit-on se laisser convaincre de revenir rapidement à « l’équilibre d’avant crise » ?
Ou ne doit-on pas réveiller nos conscience de citoyens et participer, de toutes les façons possibles, par tous les moyens à notre portée, aux choix de solutions d’avenir pour l’intérêt de la collectivité nationale certes, mais surtout pour l’intérêt de la collectivité mondiale… et de tout ce qui vit sur la planète, aujourd’hui et demain.
Pour nos enfants…
Et en réfléchissant un peu, les moyens ne manquent pas...Mais que puis-je faire, moi, simple citoyen ?