Tout ne va pas bien sur la planète, certes, mais que puis-je faire, moi simple citoyen ? D'abord, analyser un peu pour me faire une opinion, puis choisir un moyen d'agir... car il y en a ! Vous verrez que la simple conscience du pouvoir de changer même modestement les choses rend optimiste ! L'espoir est là et le bonheur n'est pas si loin...!
C'est le titre choisi par Vincent Nouzille pour son enquête sur les réseaux tissés autour du pouvoir en France, et en particulier autour de l'Elysée.
Les réseaux, les trafics d'influences, les phénomènes de cours et leur renvois d'ascenseurs ne datent pas d'hier. Ils sont un héritage de l'ancien régime non encore soldé à l'heure de la 5ème république.
Pour autant, faut-il s'en accomoder ? Et surtout, faut-il s'accomoder d'une telle aggravation du phénomène durant les 5 années du mandat présidentiel de N Sarkozy , depuis la très symbolique "soirée du Fouquet's" jusqu'à ce jour ?
Où est l'intérêt général quand un lobbyiste monnaye une entrevue pour un industriel auprès d' un ministre entre 20 000 et 100 000 € ? Comment pouvons-nous espérer que ces rendez-vous concernent l'amélioration des conditions de vie des citoyens que nous sommes et de nos enfants ?
L'ouvrage cite nombre de personnalités à la fois proches du pouvoir et impliquées dans des intérêts privés: Chritian Jacob (ancien ministre), Frédéric Lefebvre (secrétaire d'état), Raymond Soubie (conseiller de N Sarkozy) , Frédéric de Saint-Sernin (ancien secrétaire d'état) , François Guéant (fils du ministre de l'intérieur)...
Où est donc cette république irréprochable ? Quand de telles pratiques se développent, comment ne pas croire que la corruption ne suit pas le même chemin ? Comment ne pas craindre que les mafias, à leur tour, ne glissent pas un pieds à travers cette porte entrouverte?
Certes, l'homme est imparfait, il n'y a aucune raison pour qu'il engendre donc un "système parfait". Mais l'important n'est-il pas que chaque jour, chaque citoyen, et à forciori chaque homme de pouvoir, oeuvre pour améliorer le système et non le pervertir ?
Encore et toujours, les citoyens que nous sommes devons être exigeants vis-à vis des futurs élus. A la veille de nouvelles élections, veillons à ne pas confier les commandes de l'Etat à des personnalités égotiques et tordues par la cupidité.
Loin de tomber dans le "tous pourris", nous devons à l'inverse nous efforcer de distinguer les personnalités les plus transparentes, les plus dévouées à la cause collective, les plus porteuses d'une vision positive et humaniste de notre société, et du monde de demain.