Tout ne va pas bien sur la planète, certes, mais que puis-je faire, moi simple citoyen ? D'abord, analyser un peu pour me faire une opinion, puis choisir un moyen d'agir... car il y en a ! Vous verrez que la simple conscience du pouvoir de changer même modestement les choses rend optimiste ! L'espoir est là et le bonheur n'est pas si loin...!
Le terme « scène politique » indique que l'activité du politique est de plus en plus de « tenir la scène », sous les feux impitoyables des média audio visuels.
Le politique semble occupé à 80 % par l'image qu'il se construit au fil de ses apparitions ou interventions publiques, image qui conditionne son avenir personnel, et à 20 % par l'amélioration d'une pensée et d’une action politique pourtant toujours en retard et souvent décalée par rapport à la vie des citoyens.
Il est vrai que l'avenir et l'application de ses idées passe par sa réélection, qui devient souvent le but du politique alors que ce devrait être un moyen permettant de mettre à l’épreuve ses idées en servant ses concitoyens d’aujourd’hui et de demain.
Cette pratique de la politique induit une malhonnêteté chronique dans tous les discours des hommes publics. Il s'agit avant tout de défendre l’intérêt d'une corporation (voire d'un individu) et non de chercher la meilleure solution à un problème, d'un point de vue global et pour le long terme.
Les tentatives pour déconnecter le plus possible les prises de décisions « impopulaires » des échéances électorales, constituent un des symptômes flagrants de ce travers.
Le cumul des mandats n'est il pas également le signe d’une certaine malhonnêteté de
politicien professionnel ? Comment peut on prétendre assurer deux fonctions publiques importantes comme un ministère et un rôle de représentation à l'assemblée ou une mairie de grande ville ?
N'est-ce pas la démonstration que les politiques qui pratiquent ce cumul pensent avant tout à eux et à leur propre carrière ? En 2008 encore, le président français préconise et justifie même ce cumul comme une sorte de légitimation des membres du gouvernement par le suffrage universel !
Par ailleurs, si les partis, ainsi que la structuration droite - gauche, offrent une certaine stabilité dans les orientations des gouvernements successifs, et donc dans la conduite d’un pays, ne sont ils pas un frein à une «évaluation et une confrontation honnête des idées donc un frein pour trouver la meilleure voie pour la collectivité ?
Où est l'intérêt du citoyen quand la mauvaise foi domine dans la plupart des échanges politiques publics ?
Réduire les débats politiques à des querelles de partis, à un affrontement droite gauche fragilise également la démocratie, par la distance que cela crée entre les préoccupations des citoyens et celles des hommes au pouvoir.
Il semble que la force de la gauche réside dans les faiblesses de la droite et inversement ! (D’où le syndrome de l’alternance quasi systématique entre gouvernements de gauche et de droite ?). Elles se nourrissent mutuellement de leurs erreurs et de leurs faiblesses idéologiques réciproques sans vraiment s’approcher de « la meilleure solution » puisque obsédées par le soucis premier de se démarquer, de démonter l’action de l’autre, de se montrer le « meilleur parti »…
Pourtant, qu’elles soient de droite ou de gauche, toutes les bonnes idées pour améliorer la « mécanique démocratique » sont bonnes à discuter, mais rien ne peut suppléer au manque de maturité et d'honnêteté des citoyens et des élus qui la composent. Car en effet, si nous et nos élus manquons de courage ou de maturité, nous ne saurons pas analyser correctement la société ni déceler les bonnes idées dans l’océan de démagogie ambiante.
La politique ne serait-elle pas tout simplement à l'image du citoyen, donc de l'homme, c’est à dire le reflet de ses peurs, de ses lâchetés et de son propre égoïsme ?
N’a-t-on pas les hommes et femmes politiques que l’on « mérite » ?...
Il semble que l'on observe une montée du fanatisme débouchant parfois sur l'intégrisme, dans tous les courants de pensée et sensibilités politiques. Tout se passe comme si, dans le bruit ambiant, les « politiques caricaturales » étaient seules capables d’attirer l’attention des citoyens, tout point de vue politique nuancé étant taxé de fadeur et devenant inaudible et sans intérêt pour le citoyen.
Par ailleurs, il est de plus en plus difficile d'avoir un dialogue constructif tant les sujets sont brûlants et les défenses plus passionnées que cohérentes. Ne perdons nous pas la volonté de convaincre par le dialogue, au risque de devoir changer soi-même d'opinion? Il s'agit pourtant d'un fondement de la démocratie: éclairer des électeurs (s’éclairer mutuellement ?) sur les mécanismes actuels ( complexes, il faut l’admettre) , les enjeux et risques du futur et les solutions possibles et impossibles, dans l’intérêt commun.
Tous les dysfonctionnements de la démocratie que nous observons aujourd’hui mettent bien sûr en évidence la responsabilité des politiciens se succédant au pouvoir, les faiblesse de nos institutions, mais soulignent surtout l’importance de notre « travail de citoyen ».
Car, contrairement à ce que l’on entend souvent dire, à défaut « d’être au pouvoir », nous avons bien le pouvoir de changer le monde, d’abord en nous changeant nous-même, puis en usant de notre « sphère de liberté d’action et d’influence» propre à chaque citoyen du monde.